| Hypothèses | Commentaires |
| La loi du 17 juillet 1978 sur la communication des documents publics ne s'applique pas à Brie-sous-Matha. | Brie-sous-Matha ne devrait pas être considérée comme une commune dispensée de l'application des lois sur les libertés publiques. Quel crime(1) ont commis ses habitants pour mériter un tel traitement de la part du Maire ? |
| La fourniture des documents demandés exige un travail de secrétariat de Mairie qui dépasse les capacités administratives actuelles de la commune. |
L'ensemble des pièces demandées représente une quarantaine de documents à photocopier, à mettre sous enveloppe et à remettre aux demandeurs. Cela
semble une charge supportable eu égard aux 28 heures hebdomadaires de la secrétaire de Mairie. Les demandeurs se sont engagés à payer de leur poche les frais de photocopie. Il est probable que les dossiers montés par le Maire pour se défendre devant le Tribunal Administratif de Poitiers ont représenté une charge de travail beaucoup plus lourde pour le secrétariat de Mairie (c'est d'ailleurs le refrain des lamentations du Maire à ce propos), sans parler des frais d'avocat que le Maire a fait supporter aux Briellois sur leurs impôts. "Si nous sommes obligés d'augmenter le temps de travail de la secrétaire de Mairie, se plaint-il, c'est à cause du grand nombre de dossiers de Tribunal Administratif que nous avons à traiter". Humour dans l'auto-flagellation. |
| Le Maire considère que les documents demandés ne sont pas des documents publics. | Ce n'est pas l'avis de la CADA (Commission d'accès aux Documents Administratifs, dépendant du Conseil d'Etat), qui s'est prononcèe précisément et clairement à propos de ces documents demandés. |
| Les documents demandés n'existent pas, et le Maire ne peut donc pas les fournir |
Il n'a pas répondu en ce sens. Si le Maire dit que ces documents n'existent pas, ils devraient légalement exister. Peut-être ont-ils été détruits par
inadvertance ? S'agissant de documents provenant d'administrations diverses, ils existent ailleurs qu'à Brie, et peuvent et doivent donc être reconstitués en Mairie. |
| Le Maire veut emm...er les demandeurs. Il considère qu'à Brie, il y a les bons administrés, qui ne posent pas de questions et les mauvais, qui en posent. | Sans commentaire |
| Les documents demandés contiennent des informations que le Maire ne souhaite pas voir connues de tous. Il pense que ces informations pourraient être préjudiciables à son image. |
Si ces documents contiennent des informations qu'il ne souhaite pas voir connues du public, cela ne remet pas en cause
l'application de la loi. Cette loi de 1978 est justement faite pour favoriser le regard des citoyens sur l'action des élus et des
administrations. |
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d'autres hypothèses ? |
je laisse des cases vides, vous pouvez en suggérer par commentaire (à la fin de cet article). Les hypothèses pertinentes seront ajoutées à ce
tableau. |
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Hypothèse proposée par un correspondant : le maire compte des amis parmi les avocats, une profession très touchée par la crise. Par solidarité, il a voulu
leur donner du travail. La relance par les grands travaux, une recette bien connue des temps de vaches maigres. |
Une hypothèse à ne pas négliger, d'autant que le Maire a fait appel, pour défendre son refus d'appliquer la loi de 1978, à un cabinet réputé de spécialistes
en droit administratif. Cela va coûter probablement une grosse somme d'honoraires aux contribuables briellois. Ils préfèreraient que le Maire applique la Loi, tout simplement, et
cesse le plus rapidement possible de jeter leur argent par les fenêtres. |
Quoi qu'il en soit, nous devrions être éclairés sur ces raisons dans les semaines à venir, car plusieurs dossier devraient prochainement aboutir devant le Tribunal Administratif de Poitiers.
Nous en reparlerons sur ce blog à cette occasion.
(1) En 1621, les habitants de Saint-Jean d'Angély avaient été privés de leurs droits et privilèges ancestraux pour avoir défié le Roi Louis XIII. Voir cette page d'histoire : 1621 - Saint Jean d’Angély - La punition : Le roi Louis XIII abolit les privilèges de la ville
| Date | Demandé par | Motif | Etat du dossier |
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17/04/2008 |
Pierre Collenot |
Entrave par le Maire à la consultation de documents publics en Mairie (des documents très courants) : registre des délibérations du Conseil Municipal, registre des permis de
construire, Plan Local d'Urbanisme (PLU) |
Requête rejetée par le TA le 08/07/2008. Motif du rejet : La procédure utilisée par le Maire consistant à exiger une demande écrite préalable à chaque consultation de ces documents en Mairie ne peut être analysée comme une décision de refus et être considérée comme un excès de pouvoir. Les demandes faites ensuite sous forme écrite n'ont pas eu plus de succès auprès du Maire, d'où les recours qui suivent. |
| 29/08/2008 |
Association AIE 17 |
Carrière sauvage appartenant à Mr Goursaud. Infraction au code d'urbanisme et au PLU. Refus implicite du Maire de constater l'infraction. |
En cours d'instruction |
| 29/08/2008 |
Association AIE 17 |
Décharge sauvage appartenant à la commune de Brie. Infraction au code d'urbanisme et au PLU Refus implicite du Maire de constater l'infraction. |
En cours d'instruction |
| 27/10/2008 |
Pierre Collenot |
Refus de communication de documents publics d'urbanisme (loi du 17 juillet 1978 sur l'accès des citoyens aux documents publics) | En cours d'instruction |
| 14/11/2008 |
Deux conseillers municipaux de Brie |
Recours en annulation de la délibération du Conseil Municipal du 24 septembre 2008 pour non-respect de l'article 2121-11 du CGCT sur le vote à faire sur le caractère d'urgence d'une
réunion, et sur l'absence d'urgence dans le sujet à l'ordre du jour de cette réunion. |
En cours d'instruction |
| 24/11/2008 |
Un autre habitant de Brie |
Refus de communication de documents publics d'urbanisme (loi du 17 juillet 1978 sur l'accès des citoyens aux documents publics) | En cours d'instruction |
| 29/12/2008 | Pierre Collenot | Refus de communication de documents publics divers sur les dépenses scolaires de la commune de 1990 à 2006 (loi du 17 juillet 1978 sur l'accès des citoyens aux documents publics) | En cours d'instruction |
Commentaire :
Ce n’est malheureusement pas la première fois que Mr le Maire se prend pour la commune. Cette confusion est à l’origine de nombreux dysfonctionnements dans la gestion municipale à Brie-sous-Matha. Si les communes se trouvaient menacées par les débats des campagnes électorales, il y a belle lurette qu’il n’y aurait plus d’élections municipales ou plus de communes.
Commentaire :
« Les circonstances de fait rappelées ci-dessus justifiaient que de telles questions soient posées ». On peut difficilement être plus clair : les faits que chacun connaît ici autorisaient tous les habitants de Brie à se poser des questions. Je l’ai fait pour tous sur mon blog.
Les rapports de la Chambre des Comptes et leurs conséquences financières pour la commune : la mise en demeure faite à la commune de devoir payer, fin décembre 2007, la somme de 34.012,13 € au titre de sa dette scolaire a forcément des conséquences sur l’équilibre financier de notre commune, d’autant plus qu’aucune réserve n’avait été faite pour payer cette dette (qui n’était pas sérieusement contestée).
Monsieur le Maire a fui le débat sur ce sujet, pendant la campagne électorale. Il a préféré mettre l’affaire devant la justice en affirmant qu’il s’agissait de diffamation.
Monsieur le Maire, il faut, devant les électeurs, assumer les conséquences de ses choix, y compris lorsqu’ils sont néfastes pour la collectivité.
Celui qui doit assumer, c’est celui qui le fait, et non celui qui le dit.
Etre Maire suppose que celui qui est élu à cette fonction ait le courage d’assumer toutes ses responsabilités, pour le meilleur, comme pour le pire.
Commentaire
-3- Les conséquences financières de ce jugement
Je me réjouis également que ce procès ne coutera rien aux habitants de la commune, les frais étant laissés à la charge de celui qui les a engagés. Et, conseiller municipal, j’y veillerai personnellement.
Lors de l’audience du 11 mars, j’avais demandé, au cas où la commune serait condamnée dans cette action, que sa condamnation soit limitée à 1 euro symbolique, pour ne pas aggraver encore sa situation financière.
« La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement son bulletin dans l’urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis se désintéresser, s’abstenir, se taire, pendant cinq ou sept ans. (...) La démocratie n’est efficace que si elle existe partout en tout temps. Le citoyen est un homme qui ne laisse pas aux autres le soin de décider de son sort commun. Il n’y a pas de démocratie si le peuple n’est pas composé de véritables citoyens, agissant constamment en tant que tels. »
Pierre Mendès-France - La république moderne.
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