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  • : Le blog de Pierre Collenot, citoyen de Brie-sous-Matha
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  • : Réflexions d'un citoyen sur sa commune en Charente-Maritime.
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« La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement son bulletin dans l’urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis se désintéresser, s’abstenir, se taire, pendant cinq ou sept ans. (...) La démocratie n’est efficace que si elle existe partout en tout temps. Le citoyen est un homme qui ne laisse pas aux autres le soin de décider de son sort commun. Il n’y a pas de démocratie si le peuple n’est pas composé de véritables citoyens, agissant constamment en tant que tels. »

Pierre Mendès-France - La république moderne.


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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 00:38
Le 21 octobre 2009, Monsieur Goursaud a eu enfin la possibilité de s'exprimer longuement dans les colonnes de l'Hebdo de Charente-Maritime.

La journaliste qui l'interviewait a visiblement été un peu pressée par le temps.

Il a semblé utile de reprendre ici plusieurs chapitres de ce long monologue pour y ajouter quelques précisions, et recueillir par la même occasion quelques avis contradictoires sur les propos tenus par Monsieur Goursaud

La journaliste n'avait malheureusement pas eu le temps de recueillir ces avis avant d'écrire son article.

Ces interviews imaginaires seront donnés au fil des jours.

L'interview (réel) de Bernard Goursaud, "quelque peu courroucé", dans l'Hebdo de Charente Maritime



«Ça ne nous empêche pas d'avoir des projets»


Balayant de la main tous ces «dénigrements» comme il les qualifie lui-même, Bernard Goursaud préfère se tourner vers l'avenir de sa commune. Car «heureusement, souligne-t-il, ça ne nous empêche pas d'avoir des projets». À ce chapitre, un lotissement de 8 lots devrait bientôt sortir de terre à l'entrée du village ainsi qu'un square aménagé dans le centre bourg. Auxquels il faut aussi ajouter l'aménagement du secrétariat de la mairie, du bureau du maire et des adjoints, d'une grande médiathèque, d'une salle pour les jeunes, d'une salle du 3e âge et d'une salle de réunion dans un bâtiment jouxtant l'actuel hôtel de ville. De l'autre coté de la rue, la municipalité envisage également la création d'un multiservices dans un grand ensemble qu'elle a acheté.


«On s'est donné les moyens de dire «on aura le personnel qu'il faut pour que les projets avancent quand même d'une manière normale». La conseillère générale, Catherine Imbert, nous apporte son aide. Et puis, nos associations** communales fonctionnent à merveille», ajoute-t-il tout sourire mettant en exergue combien les perspectives et la vie des administrés étaient plus importantes à ses yeux. «Je prends ça avec plus de recul. Ça fait quand même 32 ans que je suis maire donc depuis 32 ans j'en ai vu passer un peu de toutes les couleurs...»



L'interview imaginaire

Une grande spécialité du maire de Brie :  le projet.

La journaliste : Revenons un peu sur les nombreux projets que vous avez lancés. J'aimerais avoir quelques précisions.

Parlons d'abord d'un de vos plus grands projets : le bâtiment-relais.

Bernard Goursaud : Bon, si vous voulez, mais on aurait pu commencer par quelque chose de plus réussi.

Ce bâtiment-relais est, parmi mes projets, celui pour lequel j'ai investi beaucoup d'énergie et j'ai fait investir beaucoup d'argent public. Il y avait des opposants dans la commune et au conseil municipal. J'ai eu beaucoup de mal à les faire taire, mais, comme d'habitude, j'y suis parvenu. Leurs critiques étaient de la mauvaise foi caractérisée et montraient à l'évidence qu'ils en voulaient à ma personne.

La journaliste : Déjà ! Et qu'est devenu ce beau projet  contesté ?

Bernard Goursaud : Après une inauguration en grandes pompes, le 2 septembre 1989, où j'avais invité tous mes amis, la société des Vignerons Charentais a été mise en liquidation au bout d'un peu plus de 5 ans, en 1995. L'argent des contribuables de Brie a pourtant été largement utilisé pour aider l'entreprise (subventions, loyer gratuit, exonérations, etc.). Aujourd'hui, c'est une des plus belles ruines communales de la région. Elle domine Brie-sous-Matha de toute son esthétique moderne. On ne peut pas l'ignorer, quelle que soit la route par laquelle on arrive au bourg.


En réalité, ce qui compte, ce n'est pas qu'un projet comme celui-là réussisse et apporte quelque chose à la commune et à la collectivité qui le finance. Le plus important, c'est d'être sur la photo le jour de l'inauguration, avec des gens qui se moquent comme de leur première chemise de l'usage qui sera fait de l'argent des contribuables. Etre sur la photo avec eux, ça c'est vraiment essentiel.

Et si on parlait d'autre chose ? 

La journaliste
: Alors, parlons du terrain de tennis. C'était une bonne idée, ça.

Bernard Goursaud : vous allez me courroucer. Je veux parler de projets sérieux. Pas ceux pour lesquels l'argent public a été gâché en pure perte.

S'il n'en reste qu'un, je serai celui-làLa journaliste : Vous avez raison, parlez-moi donc de votre projet 2000 plants de vigne pour l'an 2000. Ca c'était un beau projet. J'ai très envie de les voir, dans les rues de la commune, ces 2000 plants de vigne. Ca doit être très pimpant, et aussi très spectaculaire ?

Bernard Goursaud : J'étais aussi sur la photo. Mais nous ferons la visite un autre jour. Je suis un peu pressé aujourd'hui.

La journaliste : Bon, alors, parlons de votre projet du lotissement communal. Ca, c'est un vrai projet ?

Bernard Goursaud : Oui, un vrai, et probablement le plus ancien de tous : il a près de 20 ans. Comme les vieux noyers, il a une longévité qui montre qu'il est bon. Il a survécu à plusieurs campagnes électorales, et je le ressors des tiroirs à chaque nouvelle occasion. Vous savez, les gens adorent qu'on les fasse rêver. Ca alimente les conversations et ça remplit les urnes. Alors, plus les projets durent, meilleur c'est. Celui-ci m'intéresse personnellement beaucoup, n'en déplaise aux envieux et à ces c... , pardon, ces énergumènes de l'opposition. Voyez aussi ici, comment ils me persécutent sur ce sujet.

La journaliste : et la réalisation, vous la voyez pour quand ?

Bernard Goursaud : Vous n'avez pas compris : ce qui compte, c'est que le projet dure longtemps. Sinon, comment remplir mes discours et le journal municipal. Un projet, c'est comme en amour : le meilleur moment, c'est quand on monte l'escalier. Plus il y a d'étages, plus le bonheur dure.

La journaliste : La prochaine fois que vous viendrez à l'Hebdo, je vous ferai passer devant. Et les autres projets dont vous avez parlé : un hôtel de ville flambant neuf, une grande médiathèque, un square, une salle des jeunes, une salle du 3ème âge, un grand ensemble avec un multi-service. Vous aurez effectivement besoin d'un sérieux coup de main financier de la Conseillère Générale pour réaliser  autant de projets. Tout cela n'est-il pas disproportionné par rapport aux besoins et aux ressources d'une commune de 190 habitants ?

Bientôt la mer à Brie-sous-Matha

Bernard Goursaud
: Nous avons toujours eu les moyens de mes projets. Je prévois aussi un énorme chantier pour faire arriver la mer à Brie-sous-Matha.

La journaliste : Là, vous plaisantez !!!

Bernard Goursaud : Pas du tout : elle n'est qu'à 80 kilomètres de Brie. Même le blogueur le dit, les communes les plus endettées du département de Charente-Maritime sont les communes du littoral. Pour réaliser tous mes projets, nous devrons nous endetter énormément. Et, pour tenir notre rang, compter Brie-sous-Matha parmi les communes du littoral.

La journaliste : Je suis épatée.

Bernard Goursaud : Bon, c'est pas tout, j'ai aussi un devis de 291.064 € pour remettre en état les voies et chemins de Brie qui sont dans un état calamiteux, parce que je les ai laissés à l'abandon depuis des années.

La journaliste : Il va falloir faire des choix. C'est la crise en ce moment.

Bernard Goursaud : Mon choix est fait depuis longtemps : Dans la continuité de mon action municipale, nous ferons durer ces projets. Il me faut promettre beaucoup pour rester crédible. Les Briellois ne seront pas déçus, et moi je serai sur les photos. Ils en auront pour leur argent, pour leurs impôts.

Et puis, je dois cette justice à mes opposants : à Brie-sous-Matha, comme ailleurs, un projet qui n'aboutit pas consomme beaucoup moins d'argent public qu'un projet qui aboutit. Voyez le bâtiment des "Vignerons Charentais".

La journaliste : Alors, longue vie à tous vos projets.
  Prochainement...  un nouvel interview imaginaire

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