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  • : Le blog de Pierre Collenot, citoyen de Brie-sous-Matha
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  • : Réflexions d'un citoyen sur sa commune en Charente-Maritime.
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« La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement son bulletin dans l’urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis se désintéresser, s’abstenir, se taire, pendant cinq ou sept ans. (...) La démocratie n’est efficace que si elle existe partout en tout temps. Le citoyen est un homme qui ne laisse pas aux autres le soin de décider de son sort commun. Il n’y a pas de démocratie si le peuple n’est pas composé de véritables citoyens, agissant constamment en tant que tels. »

Pierre Mendès-France - La république moderne.


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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 15:32
Le 21 octobre 2009, Monsieur Goursaud a eu enfin la possibilité de s'exprimer longuement dans les colonnes de l'Hebdo de Charente-Maritime.

La journaliste qui l'interviewait a visiblement été un peu pressée par le temps.

Il a semblé utile de reprendre ici plusieurs chapitres de ce long monologue pour y ajouter quelques précisions, et recueillir par la même occasion quelques avis contradictoires sur les propos tenus par Monsieur Goursaud

La journaliste n'avait malheureusement pas eu le temps de recueillir ces avis avant d'écrire son article.

Ces interviews imaginaires seront donnés au fil des jours.

L'interview (réel) de Bernard Goursaud, "quelque peu courroucé", dans l'Hebdo de Charente Maritime


"Et de poursuivre en signalant qu'il avait par ailleurs porté plainte contre M. Collenot et le président d'une autre association écologique l'AIE (Actions informations écologie) pour violences volontaires contre sa personne : "J'ai été volontairement renversé en voiture, précise-t-il. Jusque là je n'ai pas voulu le faire savoir. Cette affaire est toujours en cours d'instruction devant le parquet de Saintes"."




L'interview imaginaire

Le guet-apens dans la carrière de "la Rente"

La journaliste
: Mr Collenot,  Monsieur Goursaud affirme que vous l'auriez  volontairement renversé en voiture. C'est une accusation grave. Quelle est votre version des faits ?


Pierre Collenot : Merci de me donner l'occasion de faire le point sur une rumeur que Mr Goursaud colporte complaisamment depuis des mois. Malgré ce qu'il vous en a dit, vous n'êtes pas la première personne à qui il raconte cette fable. M. Goursaud est un grand conteur de fables.

Les faits sont les suivants : Constatant la situation environnementale catastrophique de la carrière de la Rente, pourtant classée par le Conseil Municipal comme "zone boisée à protéger" dans le PLU, j'avais appelé au secours l'association AIE 17.

Le 29 avril 2008, le président de cette association et moi-même sommes allés consulter le PLU à la mairie de Brie-sous-Matha. Le Maire nous a fait les pires difficultés, en prétextant qu'il craignait que ce document lui soit dérobé. Nous avons cependant pu le consulter sous sa surveillance rapprochée, et y relever quelques informations confirmant que la commune ne faisait pas respecter les règles qu'elle avait elle-même édictées dans le PLU à propos de cette carrière.

Puis, le président d'AIE 17 et moi-même nous nous sommes rendus à "la Rente". La carrière est visible depuis les fenêtres de la Mairie.

Nous avons fait de nombreuses photos : tas de vieux pneus, certains en partie brûlés, bidons pleins d'huile de vidange, de peinture, de l'amiante-ciment, objets divers calcinés, carcasses d'animaux, etc.. Il n'y avait que l'embarras du choix. Une partie des photos prises ce jour-là est visible ici.

Pendant que nous prenions ces photos, M. Goursaud est arrivé seul en voiture. Il a pris des photos de ma voiture stationnée à l'entrée de la carrière, puis il est reparti.

Notre prise de photos terminée, nous sommes remontés en voiture et j'ai fait une marche arrière pour rejoindre le chemin qui mène à la route de Brie-sous-Matha.

Alors que ma voiture venait de rejoindre ce chemin, nous avons vu devant nous arriver le tracteur municipal, avec à son bord les deux cantonniers communaux.

La voiture de M. Goursaud suivait le tracteur.

Il a fait garer le tracteur municipal en travers du chemin (la seule issue), position qui ne nous a laissé aucun  doute sur ses intentions, puis il s'est approché à pied de ma voiture, dont il a ouvert la portière avant droite, là où était assis le président d'AIE 17.

Il a alors vu dans les mains de ce dernier un appareil électronique et s'est alors mis à hurler "les photos, je veux les photos", et il a agrippé cet appareil et tenté de le lui arracher des mains. Il n'y est pas parvenu. Il a alors appelé les deux cantonniers à la rescousse. Ils étaient alors près du tracteur et il les a attendus, la portière de la voiture étant toujours ouverte. Les deux cantonniers ne semblaient guère pressés de se mèler de cette affaire.

Mon passager m'a alors dit "essayons de sortir de là". J'ai mis le contact et enclenché immédiatement une vitesse.

Monsieur Goursaud était alors cramponné à la portière droite, toujours ouverte, par le montant de la fenêtre ouverte.

J'ai accéléré progressivement, et il a dû lâcher prise lorsque la vitesse de la voiture ne lui a plus permis de se maintenir à la hauteur de la portière ouverte.

Ensuite, nous avons eu beaucoup de chance car, sans enliser ma voiture dans le fossé qui borde ce chemin, j'ai réussi à la faufiler entre le tracteur qui barrait le chemin et la voiture de M. Goursaud.

Je ne sais pas comment M. Goursaud a terminé sa course, car j'étais concentré sur ma manoeuvre, mais, une chose est sûre, il ne s'est jamais trouvé sur ma route. Il était alors derrière la voiture depuis qu'il avait lâché le montant de la portière avant droite.

Nous sommes rentrés à Brie-sous-Matha.

Ensuite nous sommes allés à la Gendarmerie de Matha, où le président d'AIE 17 a déposé une plainte pour infraction aux lois sur l'environnement, à cause des dépôts sauvages dans la carrière. Nous n'avons pas jugé utile de porter plainte pour ce "guet-apens municipal".

M. Goursaud a effectivement porté plainte, en nous accusant de coups et blessures volontaires. Je n'en suis pas surpris.

Ce genre de méthode est un classique des actions menées çà et là par les "gros bras" contre ceux qui défendent l'environnement.

Il est vrai aussi que les photos prises ce jour-là dans la carrière de "la Rente" constituent une preuve accablante de la "délinquance municipale" commise dans ce lieu. Je comprend parfaitement que M. Goursaud ait joué gros pour tenter de faire disparaître ces preuves.

La journaliste : je vous remercie d'avoir bien voulu m'exposer votre version des faits. Ces précisions intéresseront certainement nos lecteurs.

La journaliste : Alors, Monsieur Goursaud, que pensez-vous de cette version ?

Monsieur Goursaud : Ce ne sont que des mensonges
. Je suis le Maire, et ma parole ne peut pas être mise en doute.

La journaliste : Je l'avais bien compris.
  Prochainement...   un nouvel interview imaginaire

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