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  • : Le blog de Pierre Collenot, citoyen de Brie-sous-Matha
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  • : Réflexions d'un citoyen sur sa commune en Charente-Maritime.
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« La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement son bulletin dans l’urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis se désintéresser, s’abstenir, se taire, pendant cinq ou sept ans. (...) La démocratie n’est efficace que si elle existe partout en tout temps. Le citoyen est un homme qui ne laisse pas aux autres le soin de décider de son sort commun. Il n’y a pas de démocratie si le peuple n’est pas composé de véritables citoyens, agissant constamment en tant que tels. »

Pierre Mendès-France - La république moderne.


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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 08:49

A Brie-sous-Matha, nous avons beaucoup de personnel communal (5 cantonniers pour 195 habitants), alors ça permet d'utiliser ce personnel à des travaux de haut intérêt collectif.

Ce matin, deux cantonniers enlevaient les algues vertes des bassins de la fontaine publique.

 

Au fait, pourquoi y a-t-il autant d'algues vertes dans ces bassins ?

Ce qui fait le bonheur de ces algues vertes, c'est bien connu, ce sont les nitrates.

Avec un taux de 58 mg/litre de nitrates (analyse Labiomas du 09/12/2009), l'eau de la fontaine publique de Brie-sous-Matha est dangereuse pour les consommateurs, mais elle permet à ces algues vertes de se développer à très grande vitesse. (en savoir + sur la fontaine publique de Brie-sous-Matha)

Comme quoi l'usage intensif de produits polluants crée de l'emploi, aux frais des contribuables... Ce n'est évidemment pas l'application du principe "pollueur = payeur".

 

Nitrates et algues vertes, pour comprendre les enjeux  

Directives sur l’eau : le Conseil d’Etat met en cause les collectivités locales

Face à la difficulté rencontrée par l'Etat pour imposer les directives sur l'eau aux collectivités locales, le Conseil d'Etat a présenté dans un rapport vendredi son projet de création d'une taxe sur les nitrates et suggère la mise en cause de la responsabilité de ces collectivités locales en cas de condamnation par Bruxelles.

Selon le dernier rapport du Conseil d'Etat révélé aujourd'hui dans Les Echos, l'Etat peine à imposer aux collectivités locales l'application des nouvelles normes européennes sur l'eau.  Ces collectivités peinent tout particulièrement à faire appliquer le principe pollueur-payeur, notamment vis à vis du secteur agricole, qui ne participe que très peu au financement de la dépollution de l'eau.

Le rapport du Conseil d'Etat publié vendredi reconnait que les politiques incitatives mises en place en France pour lutter contre les pollutions agricoles ne fonctionnent pas. Il recommande alors  d'étendre le mécanisme des taxes générales sur les activités polluantes aux nitrates. Il s'agit donc d'introduire un prix et d'inciter les agriculteurs à réduire les quantités utilisées.  Le rapport cite à titre d'exemple la région Bretagne fortement touchée par les pollutions qui a déjà reçu de l'Etat quelques 80 millions, mais "cet effort financier exceptionnel n'est pas reproductible à l'échelle du pays" précise-t-il. Sans compter que de nouvelles dépenses seront nécessaires pour lutter contre les algues vertes.

    Les villes aussi

Mais les campagnes ne sont pas les seules cibles de ce rapport. En effet, si l'Etat est responsable de l'application de la directive imposant une rénovation de leurs stations d'épuration, sur le terrain, "ce sont bien les élus locaux qui ont longtemps repoussé  les investissements nécessaires pour la mise à niveau des stations d'épuration" précisent Les Echos.

En conclusion, le rapport du Conseil d'Etat juge que les collectivités n'investissent pas assez dans l'entretien des réseaux d'eau et méconnaissent le droit communautaire. quant à l'Etat, il devrait se doter d'une police de l'eau beaucoup plus efficace.

Pour en savoir + :
Consulter le rapport du Conseil d'Etat "L'Eau et son droit" (pdf)

 

Source : Environnement et Société

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commentaires

13770 20/07/2010 06:59



L'EST-ÉCLAIR : Prusy : les trois irréductibles sortent de l'ombre


http://www.lest-eclair.fr/index.php/cms/13/article/462571/Prusy___les_trois_irreductibles_sortent_de_l_ombre



Pierre Collenot 20/07/2010 12:16



Merci pour le lien


voir les commentaires sur
cette page



Gaillard Gilles 19/07/2010 15:40



Dans l'AUBE aussi , on a de bons maires ruraux .


La presse locale vient de nous informer d'une situation comparable à la vôtre dans la commune de PRUSY où le préfet est intervenu en écrivant ceci au maire : " Les habitants vous ont élu pour
gérer leur commune dans le respect de la loi et dans un esprit de dialogue , de concertation et de respect réciproque. Je vous demande instamment de prendre vos responsabilités afin de mettre un
terme à cette situation indigne " .


 


 


 



Pierre Collenot 20/07/2010 03:02



Merci pour ce commentaire.


Il existe donc des préfets qui savent prendre leurs responsabilités face à une situation municipale indigne.


Pour un Préfet, s'indigner d'une situation indigne s'appuie probablement sur des textes et des règlements qui organisent la vie des communes, et permettent à l'Etat de mesurer si un Maire se
comporte effectivement comme son représentant local, ou comme un sagouin.


En Charente-Maritime, le Préfet ne semble pas avoir les mêmes références que celui de l'Aube.


C'est comme pour les rillettes : "Nous n'avons pas les mêmes valeurs".


Cordialement