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« La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement son bulletin dans l’urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis se désintéresser, s’abstenir, se taire, pendant cinq ou sept ans. (...) La démocratie n’est efficace que si elle existe partout en tout temps. Le citoyen est un homme qui ne laisse pas aux autres le soin de décider de son sort commun. Il n’y a pas de démocratie si le peuple n’est pas composé de véritables citoyens, agissant constamment en tant que tels. »
 
Pierre Mendès-France - La république moderne.
Ce blog n'est pas anonyme. Les commentaires anonymes ne sont pas conservés

 

Au top du blog : Faux en écriture publique par le maire de Brie-sous-Matha -+- Bilan 2010 : une année de délinquance -+- Le vice-président du syndicat des Eaux de Charente-Maritime, destructeur de l'eau -+- Chronique judiciaire locale -+-  Le maire pète les plombs : violences envers le blogueur -+- Les fables de la fontaine de Brie

Bienvenue à Brie-sous-Matha

goog-earth-brie-bourg.jpgVisiteur du blog citoyen "Briellois"(1), bonjour,

Tu entres dans un univers qui va te surprendre à plus d'un titre.
Ce blog n'est pas un site de fiction : il raconte la vie municipale de Brie-sous-Matha, petite commune de 190 habitants à l'est de la Charente-Maritime, loin des centres de décision, oubliée par l'Etat.
J'y vis depuis 2002, et j'ai été élu conseiller municipal en 2008.
Il s'y est développé, au fil des années, une situation où l'audace des uns a trouvé un terreau favorable dans la crainte ou la crédulité d'autres, et le silence et l'indifférence de beaucoup.

Ce blog est comme un cri poussé dans le désert d'un Etat trop souvent indifférent au respect et à l'irrespect quotidiens de ses valeurs fondatrices. L'auteur de ce blog est attaché à ces valeurs. Il le dit ici. Son cri est dérangeant : "tout cela, on le sait bien, mais pourquoi en parler ? pourquoi le rendre public ?"

Un blog dans une commune de 190 habitants : pour certains, c'est un outil inadapté. Pour moi, c'est un complément utile au porte à porte traditionnel, qui colporte trop souvent des rumeurs invérifiables et invérifiées. Ici, l'information est vérifiable. Si elle était falsifiée, sa diffusion aurait cessé depuis longtemps.

Bienvenue dans le blog citoyen "Briellois"

(1) Briellois : nom (gentilé) des habitants de Brie-sous-Matha.          Clic sur la photo pour une vue en plein écran
Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 18:04
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Prise illégale d'intérêts - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime

monopoly_maire.gif Le Monopoly, vous connaissez ce jeu. Qui n'y a pas joué au moins une fois dans sa vie ?

 

A Brie-sous-Matha, nous y avons joué pendant 3 séances du conseil municipal, (voir cet article : 3ème tentative du maire pour faire une belle plus-value sur le dos de la commune)

  • le 10 mars 2009
  • le 6 novembre 2009
  • le 27 mars 2010

La règle du jeu est la même que celle que vous connaissez.

 

Les joueurs sont les membres du conseil municipal. La partie est commencée.

 

Le Maire, au tour précédent, est tombé sur la case "Chance"

 

Il a tiré une carte :

monopoly_chance.jpg

 

La partie continue...

 

C'est de nouveau au Maire de lancer les dés

 

Il arrive sur la case "lotissement communal CHARBONNEAUX, parcelles n° 20 et 21"

 

monopoly_charbonneaux.jpg

 

Il dit : "J'achète"

 

Et il ajoute : Le prix du terrain est de 67.000 euros, mais je ne le paierai que 2.260 euros.

 

Une partie des joueurs : "Non, vous trichez, et c'est la commune qui va payer à votre place".

Une autre partie des joueurs : "Oui, nous approuvons, c'est tout à fait normal."

 

Le Maire : "De toute façons, que vous soyez d'accord ou non, je m'en fiche. J'ai la carte "Chance" qui me donne tous les droits !"

 

monopoly_chance.jpg

 

2 joueurs continuent à protester, mais la majorité des joueurs décide que le Maire a parfaitement le droit d'agir ainsi.

 

La partie continue

 

Le jet de dés revient au Maire.

 

Il arrive sur la case du coin, où il y a ce personnage redouté. monopoly_prise.gif


"Mais j'ai une carte "chance" qui me donne tous les droits", dit le Maire.

 

"Vous vous expliquerez devant le juge, dit le personnage, et il n'est pas très joueur".

 

monopoly_prison.jpg

 

monopoly_saut_2.jpg

 

Le Maire : "Je suis encore une fois victime de ceux qui me contestent à Brie. Ils en veulent à la commune, et ils donnent d'elle une très mauvaise image. Tout cela, c'est de leur faute."

 

 

Monopoly_en_prison.jpg

 

 

Article 432-12 du Code Pénal - La prise illégale d'intérêts

 

Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public ou par une personne investie d'un mandat électif public, de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l'acte, en tout ou partie, la charge d'assurer la surveillance, l'administration, la liquidation ou le paiement, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende.

 

 

Toutefois, dans les communes comptant 3 500 habitants au plus, les maires, adjoints ou conseillers municipaux délégués ou agissant en remplacement du maire peuvent chacun traiter avec la commune dont ils sont élus pour le transfert de biens mobiliers ou immobiliers ou la fourniture de services dans la limite d'un montant annuel fixé à 16000 euros.

 

 

En outre, dans ces communes, les maires, adjoints ou conseillers municipaux délégués ou agissant en remplacement du maire peuvent acquérir une parcelle d'un lotissement communal pour y édifier leur habitation personnelle ou conclure des baux d'habitation avec la commune pour leur propre logement. Ces actes doivent être autorisés, après estimation des biens concernés par le service des domaines, par une délibération motivée du conseil municipal.

 

 

Dans les mêmes communes, les mêmes élus peuvent acquérir un bien appartenant à la commune pour la création ou le développement de leur activité professionnelle. Le prix ne peut être inférieur à l'évaluation du service des domaines. L'acte doit être autorisé, quelle que soit la valeur des biens concernés, par une délibération motivée du conseil municipal.

 

 

Pour l'application des trois alinéas qui précèdent, la commune est représentée dans les conditions prévues par l'article L. 2122-26 du code général des collectivités territoriales et le maire, l'adjoint ou le conseiller municipal intéressé doit s'abstenir de participer à la délibération du conseil municipal relative à la conclusion ou à l'approbation du contrat. En outre, par dérogation au deuxième alinéa de l'article L. 2121-18 du code général des collectivités territoriales, le conseil municipal ne peut décider de se réunir à huis clos.

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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 02:19
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Rions un peu - Communauté : Les blogs citoyens

Il y a des jours sombres à Brie-sous-Matha


Il y a aussi des jours où le soleil brille...

 

soleil.gif

Le maire de Brie-sous-Matha a annoncé qu'il allait rembourser à la commune son arrièré de 6 années de loyer pour son occupation privative du bâtiment communal des Vignerons Charentais.

soleil.gif

Il a promis aussi que cette année, en période de sécheresse, il ne pomperait pas dans la source de la fontaine de Brie et ne tarirait pas les nappes phréatiques de la commune

soleil.gif

  Il a fait inscrire dans les comptes prévisionnels 2010 de la commune un budget pour sécuriser et clore définitivement les abords de la carrière de Berlaigne, y interdire toutes les extractions illégales et les dépôts sauvages.

soleil.gif

Il a dit être prêt, pour permettre la réalisation du lotissement communal en projet depuis si longtemps, mais bêtement bloqué par une vulgaire affaire d'argent, à vendre à la commune son terrain au prix indiqué par les Domaines (1 euro du m2), et à renoncer à toute recherche de plus-value

soleil.gif

Il a enfin affirmé qu'il userait, comme le prévoit la loi, de ses pouvoirs de maire pour faire respecter les règlements d'urbanisme, et qu'ainsi tous les habitants de la commune seront égaux devant la loi, avec un calcul équitable pour tous de la valeur locative de son habitation. 

soleil.gif

Fabuleux, non ?

 

On se frotte les yeux, on se pince pour s'assurer qu'on est bien réveillé

 

Mais pourquoi mes doigts sentent-ils le poisson ?

 

poisson_04.gif

Poisson..., ah coquin, tu es un coquin !

 

Et moi qui croyais qu'à Brie-sous-Matha un miracle s'était produit

 

Poisson d'avril

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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 19:20
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Chiffres-clés - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime

La séance du conseil municipal consacrée au budget a tenu toutes ses promesses.

 

Le maire s'est enorgueilli d'avoir un budget en équilibre. Il semble être le seul à ignorer qu'un budget de collectivité publique est forcément équilibré. Par définition, les dépenses doivent être égales aux recettes.

 

Et il conclut que, puisque le budget est équilibré, c'est le signe que la commune est en bonne santé financière.

 

Cette étrange conviction du maire explique en partie pourquoi la commune ne se porte pas bien. Même les communes en faillite financière ou sous tutelle ont un budget équilibré.

 

Le délire du budget 2010 : l'exemple des charges de personnel

 

frais_de_personnel_2007-2010.jpg

La commune de Brie-sous-Matha se distinguait déjà par un niveau de charges de personnel record parmi les communes du canton de Matha (voir ici) et parmi les communes françaises de taille comparable, avec des frais de personnel deux fois plus élevés que la moyenne.

 

Le budget 2010 la met maintenant très loin devant ses challengers, avec une augmentation de 66 % par rapport au réalisé 2009

 

Les charges de personnel passeront ainsi de 351 euros par habitant à 583 euros.

 

Le Maire a expliqué avec beaucoup de sérieux que ça coûterait trois fois rien aux habitants de la commune, puis qu'il s'agira de contrats aidés.

 

Les contribuables remercieront le maire de Brie-sous-Matha pour son grand sens civique.

 

 

Et si la commune s'occupait du danger causé par le bâtiment communal des "vignerons charentais" ? (voir ici)

 

J'ai demandé, sans être entendu, que le budget 2010 prenne en compte cette urgence. J'ai remis au maire la demande suivante, pour qu'elle soit annexée au procès-verbal et aux délibérations. Une copie sera également adressée au Sous-Préfet.

 

Objet : Inscription au budget primitif 2010 des sommes nécessaires pour la mise en sécurité du bâtiment communal dit des « Vignerons Charentais »

 

Monsieur le Maire,


Le bâtiment communal dit des « Vignerons Charentais » est devenu au fil des années de plus en plus dangereux.


A chaque coup de vent un peu fort, il laisse échapper des morceaux métalliques de bardage et de toiture qui s'envolent aux alentours et mettent en danger les personnes et les véhicules qui circulent sur la route entre Brie-sous-Matha et Louzignac.

 

Ce bâtiment appartient à la commune de Brie-sous-Matha.

 

Elle est donc totalement responsable du risque qu'elle fait courir, et de ses conséquences éventuelles.

 

Ce risque est la résultat d'une absence d'entretien du bâtiment par la commune de Brie-sous-Matha, qui en est propriétaire.

 

Je demande :

  1. que la commune, pour faire cesser ce risque grave, inscrive à son budget primitif 2010 les sommes nécessaires pour que les travaux indispensables à la sécurité de ce bâtiment puissent être effectués,

  2. que ces travaux soient faits en priorité, avant tout autre.

Je demande que ce document soit annexé au compte-rendu et aux délibération issus de cette réunion du conseil municipal. Une copie sera adressée au Sous-Préfet.

 

Avec mes salutations.

Pierre Collenot

 

Lorsque j'ai exposé ce sujet, le maire a dit et montré qu'il avait un gros dossier sur cette affaire. Nous ne connaissons que l'épaisseur du dossier, pas son contenu. On avait déjà entendu ce type de réponse de sa part en conseil municipal, il y a quelques mois, sur le même sujet.

 

Comme les années précédentes, le maire, a laissé s'exprimer les spectateurs, principalement composés de sa famille et du personnel communal.

 

Ils se sont, comme prévu, défoulés sur votre blogueur favori, seul opposant présent, et maintenant bien habitué à ce type de scénario intégralement orchestré par le maire.(voir ici Brie-sous-Matha : le maire prend vraiment les conseillers municipaux pour des c...).

 

J'avais parié pour une invasion de petits hommes verts : nous n'en sommes pas bien loin !!!

 

Après la fable 2009 sur l'invasion de la commune de Brie par une secte de québécois déchaînés commandée par le blogueur, nous avons eu cet après-midi la fable 2010, du même auteur, décidément très en verve : le blogueur viendrait en loucedé, mais avec son appareil photo, arracher de la laine de verre au bâtiment des "Vignerons Charentais". Du petit homme vert, on est passé au géant monté sur des échasses. Fabuleuse fable. Un truc pour faire peur aux petits enfants. On attend tous la fable 2011 avec une grande impatience.

 

Le maire a aussi sorti de sa manche un "témoin-surprise" qui a expliqué qu'il connaissait des communes en plus mauvaise situation financière que Brie. Un vrai scoop, qui confirme que la formule de Talleyrand a beaucoup d'avenir : "Quand je me contemple, je m’inquiète, quand je me compare, je me rassure". Reste à savoir avec qui on se compare !

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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 11:20
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Patrimoine en péril - Communauté : Les blogs citoyens
Je suis en colère. La situation créée par ce bâtiment communal est un scandale !

Je ne supporte pas que des élus de ma commune de Brie-sous-Matha (Charente-Maritime) aient un comportement irresponsable.

Place aux images et aux paroles, sans autre commentaire.


pour en savoir plus

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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 14:48
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Chronique judiciaire - Communauté : decouvrir la Charente maitime

Le délit de mise en danger délibérée de la vie d'autrui est caractérisé ainsi :

  • existence d'une obligation particulière de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement ;

  • violation manifestement délibérée de cette obligation ;

  • exposition directe d'autrui ;

  • existence pour autrui d'un risque immédiat de blessure ou de mort.

Il est puni d'amende et de prison par les dispositions des articles 223 - 1 et 2 du Code Pénal.


La situation de danger grave que le bâtiment communal des "Vignerons Charentais" fait courir

  • aux riverains,
  • aux véhicules qui circulent sur la route de Brie-sous-Matha à Louzignac 
  • à leurs conducteurs
met en danger, de façon délibérée, la vie d'autrui, et doit cesser le plus rapidement possible.


En raison des refus successifs du Maire de Brie de s'intéresser à ce sujet, j'ai porté plainte le 29 mars auprès de la Gendarmerie de Matha
.

J'ai également demandé au Sous-Préfet de Saint-Jean d'Angély d'intervenir pour que la commune soit tenue de prendre en urgence les dispositions nécessaires pour faire cesser ce danger.

Automobilistes et passants, pour votre sécurité, il vous est déconseillé d'utiliser la route entre Brie-sous-Matha et Louzignac.


vidéo tournée le 27 mars 2010

Cette route est dangereuse aux abords du bâtiment des "Vignerons Charentais".

2010-03-02 vignerons 04
morceau de bardage arraché par le vent
(ci-dessus, photo du 2 mars 2010)

2010-03-29_vignerons.JPG
morceau de toit arraché par le vent (ci-dessus, photo du 29 mars 2010)





 

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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 00:33
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Conseil municipal - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
La démocratie locale est comme la pile Wonder : elle ne s'use que si l'on s'en sert.

A Brie-sous-Matha, elle n'est pas du tout sur le point de s'user.

Ecoutez cet enregistrement audio : il est un exemple remarquable de la démocratie en action.

J'avais souhaité attirer l'attention du conseil municipal sur le risque grave que fait courir aux habitants et aux passants le bâtiment communal dit des "Vignerons Charentais" dont les tôles de toit et de bardage s'envolent au vent. Pour ce crime de lèse-majesté, j'ai été menacé d'expulsion de la réunion, parce que cela, selon le Maire, troublait l'ordre public. Voyez ici explications et vidéo.

Monsieur le Maire de Brie-sous-Matha a un comportement irresponsable, voire criminel.

Ecoutez l'enregistrement audio du début du Conseil Municipal
Si vous avez des difficultés pour écouter cet enregistrement MP3 en ligne, vous pouvez le télécharger : faites un clic droit sur le lien et choisissez "Enregistrer la cible du lien". Une fois téléchargé, et sauvegardé, vous pourrez l'écouter hors ligne.


Ecoutez bien : selon Mr Goursaud, maire, Pierre Collenot, le blogueur, aurait fait une "simulation d'agression" au cours du dernier conseil municipal (voir ici Le maire de Brie pète les plombs). Ecoutez les enregistrements audio du présent conseil, et imaginez ce qui aurait pu se passer si, de nouveau, le blogueur avait été le seul opposant présent. Je ne donnerais pas cher de sa peau et de son nouvel enregistreur.

Un conseil municipal de 6 minutes 30 secondes !

Puis, à un train d'enfer, sans laisser la moindre place à la discussion, le maire a enchaîné les trois sujets de l'ordre du jour.

- Dépôt des dossiers de demande de subventions pour l'aménagement de la mairie : DGE 2010 et Conseil Général 17

- Proposition de création d'un contrat CUI : aménagement et amélioration de l'habitat

- Aménagement du "Jardin de Gilberte" : Dessus de mur et entourage, apport de terre, plantation d'arbre(s)



Ecoutez l'enregistrement audio de la suite du Conseil Municipal
Si vous avez des difficultés pour écouter cet enregistrement MP3 en ligne, vous pouvez le télécharger : faites un clic droit sur le lien et choisissez "Enregistrer la cible du lien". Une fois téléchargé, et sauvegardé, vous pourrez l'écouter hors ligne.

Un numéro très impressionnant du Maire de Brie.

A la fin de la réunion, j'ai eu beau essayer de faire entendre mon appel au sujet des dangers créés par le bâtiment des Vignerons Charentais, rien à faire : le maire, relayé en cela par sa première adjointe, décrète la fin de la réunion.

C'est pour cette raison que j'ai décidé de recourir au procureur de la République et de déposer une plainte.


La vie des gens a-t-elle si peu d'importance pour les élus de Brie-sous-Matha ?


Vidéo réalisée le 27 mars 2010 à 16 h.

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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 22:26
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Prise illégale d'intérêts - Communauté : Les blogs citoyens
Au Conseil Municipal, pour occuper intelligemment ce samedi après-midi de printemps, nous avions ce premier sujet à l'ordre du jour :
  • Echange de terrains entre les consorts Goursaud et la commune de Brie-sous-Matha situés dans la zone à lotir "Les Charbonneaux", voir courrier "estimation des domaines" déjà transmis.
Ecoutez l'enregistrement audio du Conseil Municipal
Si vous avez des difficultés pour écouter cet enregistrement MP3 en ligne, vous pouvez le télécharger : faites un clic droit sur le lien et choisissez "Enregistrer la cible du lien". Une fois téléchargé, et sauvegardé, vous pourrez l'écouter hors ligne.


brie-jackpot-copie-1.gif C'est donc la troisième tentative du maire pour échanger un terrain avec la commune, en faisant à cette occasion une belle plus-value sur le dos des Briellois. Là où il y a de la gène...

Sur le blog, le récit des épisodes précédents :
  • 1er épisode, le 10 mars 2009 : la première adjointe fait une première tentative, mais recule devant le tollé provoqué par une telle demande.
  • 2ème épisode, le 6 novembre 2009 : sermonnée par le Maire, elle obtient un vote favorable de la majorité du Conseil. Voir le compte-rendu officiel de cette réunion
  • 3ème épisode : le sous-préfet retoque la délibération du 6 novembre. Elle n'est pas conforme à la réglementation. Et, pour vérifier s'il y a ou non plus-value tombant sous le coup de la loi, le sous-préfet demande une estimation par les Domaines de la valeur de la parcelle proposée à l'échange par Mr et Mme GOURSAUD.
  • 4ème épisode, le 1er février 2010, les Domaines écrivent : "l'échange peut être réalisé sur la base d'1 €uro le m2": 
  • 5ème épisode, ce 27 mars 2010 : le maire récidive en demandant sans vergogne l'échange de 2250 m2 de terrain valant 1€ le m2 contre 2226 m2 de terrain loti (parcelles n°20 et 21 du lotissement communal en projet). Le prix du terrain loti peut être estimé entre 25 et 30€ du m2. C'est donc une plus-value comprise entre 53.000 et 64.000 € que le maire tente faire sur le dos de la commune et des contribuables Briellois. La majorité du Conseil Municipal a donné - pour la deuxième fois - un avis favorable à cette troisième tentative de prise illégale d'intérêts.
Plusieurs conseillers municipaux souhaitent bien évidemment que cette mauvaise action ne puisse aboutir, dans l'intérêt de la commune. Tous les moyens légaux disponibles seront bien évidemment mis en oeuvre pour l'empécher.

En refusant unanimement la contre-proposition équitable pour tous, qui consiste à faire acheter par la commune le terrain de Mr et Mme Goursaud au prix défini par les Domaines, les conseillers municipaux se sont mis délibérément (et pour la deuxième fois) dans une situation de complicité de prise illégale d'intérêts. Le complice de l'infraction est sanctionné par les mêmes peines que l'auteur de l'infraction. C'est ce que prévoit l'article L. 121-6 du nouveau code pénal : "Sera puni comme auteur le complice de l'infraction au sens de l'article L. 121-7".

Un lotissement communal qui n'est pas communal !

Incompréhensible :


1- Comment le maire a-t-il pu faire aboutir une demande de permis de lotir pour un projet de lotissement dit « communal » dont une partie n'appartient pas à la commune, puisqu'elle appartient toujours à Monsieur et Madame Goursaud  ?


2- Comment les services de l'Etat ont-ils pu accorder un permis de lotir pour un terrain dit « communal » sans s'assurer que le terrain concerné appartenait bien en totalité à la Commune ?
Si c'est le cas, cela fait apparaître un risque grave pour les propriétaires.

Trois explications possibles :

  • Soit le Maire affabule en prétendant que le permis de lotir a été accordé à la commune, 
  • Soit les services de l'Etat n'ont pas fait le minimum de contrôles qu'on peut attendre d'eux dans une telle affaire,
  • Soit le maire leur a transmis des informations fausses et ils ont été abusés.
Il me paraît important que nous connaissions la bonne explication, car, dans tous les cas, il semblerait qu'il y a eu défaillance ou tromperie de la part d'un des protagonistes.


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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 20:31
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Conseil municipal - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
Au Conseil Municipal de ce samedi 27 mars 2010, j'ai demandé la parole en début de séance, en disant que je souhaitais informer le maire et son conseil d'une situation grave concernant la commune et ses habitants.

Images tournées le 27 mars 2010 à 16 h.



Le maire a refusé de me donner la parole.

Pire, comme j'insistais, il m'a menacé de m'expulser de la réunion du conseil, en vertu de ses pouvoirs de police des débats, prétextant que ma demande de parole troublait l'ordre public.

A la fin de la réunion, j'ai tenté une nouvelle fois de reprendre la parole pour expliquer de quoi il s'agissait. Elle m'a été de nouveau refusée, au prétexte que la séance était levée.
J'ai pu seulement dire que le problème concernait le bâtiment communal des Vignerons Charentais. Je n'ai pas été écouté.

Enregistrement audio de la réunion très prochainement sur le blog.

La question des risques que fait courir ce bâtiment communal aux passants n'est pas nouvelle. Le maire a jusqu'à présent toujoursd refusé de prendre en compte ce sujet.

Voir :

Bâtiment communal des Vignerons Charentais : de pire en pire et du danger

Quand un maire de Charente-Maritime s'approprie le bien public, sans vergogne


J'ai décidé de saisir le procureur à ce sujet.

Il s'agit d'un risque sérieux, de la responsabilité directe de la commune, et je ne peux accepter, ni comme citoyen, ni comme élu, que, pour des questions d'amour-propre mal placé, un maire et les élus qui le soutiennent dans le conseil aient un comportement irresponsable, voire criminel.
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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 13:39
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Conseil municipal - Communauté : decouvrir la Charente maitime
Comme cela était prévisible (voir cet article), les conseillers municipaux ont trouvé ce matin dans leur boite aux lettres une nouvelle convocation pour une réunion du conseil, le 31 mars à 15 heures

Après la réunion du samedi 27 mars à 14 h, et toujours dans les délais minimum, le conseil est convoqué pour le budget 2010.

La convocation est rédigée de façon classique

Ordre du jour : Session ordinaire

en présence de Monsieur FRAGNEAU, receveur municipal
  • Approbation du Compte Administratif 2009 : Commune et Lotissement
  • Approbation du Compte de Gestion 2009 : Commune et Lotissement
  • Vote du Budget Primitif 2010 : Commune et Lotissement
  • Vote des taux d'imposition des taxes directes locales pour l'année 2010

Aucun document budgétaire n'est joint à la convocation.

Venez voter, c'est tout ce qu'on vous demande. La situation financière de la commune ? Ne vous en faites pas. Le Maire vous assure que tout va bien. Qui pourrait sérieusement penser qu'il ne dit pas la vérité à ce sujet ?

C'est un mépris du conseil municipal que j'appelle "prendre les conseillers municipaux pour des c..."


Venez voter, vous n'avez pas besoin d'en savoir plus, et vous n'avez aucunement le droit d'avoir une information préalable.

Moi, Maire de Brie, je n'ai pas besoin de conseillers municipaux qui font fonctionner leur jugeotte. Des fois que ça vous rende critiques sur ma gestion calamiteuse de la commune. (voir ici Chiffres-clés)

Vous voulez les documents du budget de la commune : il faut payer

L'année dernière, les conseillers avaient dû payer de leur poche pour avoir les documents du budget 2009  (voir ici Nouveau : à Brie les conseillers municipaux doivent acheter les documents du budget ! ).
Cette année, le maire espère probablement recommencer son exploit.

La démocratie locale, à la manière du maire de Brie-sous-Matha

Pour assister à ce spectacle édifiant de la démocratie municipale à sa manière, le maire de Brie-sous-Matha a fait distribuer à tous les habitants de la commune l'avis suivant :
 
2010-03-23_avis_du_maire_500.jpg
Comme d'habitude, la salle va être remplie de sa famille, de ses amis et du personnel municipal, qui prendront à partie les opposants, comme cela a été le cas lors des séances précédentes.

Venir s'informer objectivement
: qui peut m'expliquer ce que ça veut dire en français ?

On peut apprécier l'objectivité de celui qui donne l'information. Mais pas celle de celui la reçoit.
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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 10:40
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Chronique judiciaire - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
Les juges, spectateurs et journalistes qui assistent aux audiences des Tribunaux Administratifs ont rarement l'occasion de rire pendant leur déroulement.

Exception, ce jeudi 25 mars, lorsque le TA de Poitiers a traité de l'affaire des carrières et décharges sauvages de Brie-sous-Matha, et du refus du maire d'exercer ses pouvoirs pour faire respecter la réglementation par les contrevenants.

Un grand moment de rire dans la salle d'audience

Le juge rapporteur a, avec beaucoup d'humour, demandé que Monsieur Goursaud, Maire, soit condamné à dresser procès-verbal à Monsieur Goursaud, particulier, exploitant de carrières illégales à titre personnel.

L'affaire a été mise en délibéré jusqu'au 22 avril.

Rendez-vous sur le blog pour connaître la décision du TA et ses suites.

Pour en savoir plus : Carrières et décharges de Brie-sous-Matha : le rapport de la DRIRE



Extrait du journal Sud-Ouest (26/03/2010), en page Charente-Maritime

Le maire était tenu de s'auto-verbaliser

Jeudi matin, le rapporteur public a confirmé que le maire de Brie était tenu de dresser procès-verbal pour des infractions constituées qui étaient portées à sa connaissance. Autrement dit, de se dresser à lui-même procès-verbal !


Lien vers l'article de Sud-Ouest

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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 21:43
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Conseil municipal - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
ubu_banana.png Incroyable mais vrai. Le roi Ubu n'est pas mort.

Une formule qui devient une banalité dans la vie municipale "clochemerlesque" de Brie-sous-Matha.

Le maire a décidé de se venger encore une fois sur un conseil municipal qui lui est de moins en moins favorable.

Sa dernière trouvaille vengeresse est de convoquer le conseil municipal le samedi après-midi, et toujours en envoyant les convocations au dernier moment.

Le dernier conseil, le 6 février (celui où il avait pèté les plombs et exercé des violences envers le blogueur), avait déjà été convoqué un samedi après-midi à 14 h, pour punir les conseillers de lui avoir posé des questions qui l'agaçaient (Ecouter l'enregistrement audio)

Le maire a dû trouver que les conseillers n'avaient pas été assez punis pour leur crime de lèse-majesté, alors il convoque de nouveau un conseil municipal un samedi après-midi.

- Silence dans les rangs ! Ou je vous ferai voir qui est le chef ici !
- (tous) Oui, chef, c'est vous.

- Chef, les sujets de l'ordre du jour ne justifient pas une réunion pendant un week-end, d'autant qu'une autre réunion du conseil est annoncée pour le 31 mars, 3 jours ouvrables plus tard.
- Attention, j'ai prévenu, je vais encore sévir...
- (tous) Oui, chef.

Ordre du jour de la réunion du 27 mars à 14 h

- Echange de terrains entre les consorts Goursaud et la commune de Brie-sous-Matha situés dans la zone à lotir "Les Charbonneaux", voir courrier "estimation des domaines" déjà transmis.

Le maire, très gourmand de l'argent public, a déjà fait plusieurs tentatives pour réaliser cet échange en faisant à cette occasion une très belle plus-value sur le dos des contribuables (voir ici un des épisodes précédents :
Brie-sous-Matha, 10 mars 2009 : un Conseil Municipal hallucinant ). Des conseillers municipaux et l'Administration veillent au grain pour empècher ce méfait.

- Dépôt des dossiers de demande de subventions pour l'aménagement de la mairie : DGE 2010 et Conseil Général 17

- Proposition de création d'un contrat CUI : aménagement et amélioration de l'habitat

A Brie-sous-Matha, on a un manque criant de personnel municipal.

- Aménagement du "Jardin de Gilberte" : Dessus de mur et entourage, apport de terre, plantation d'arbre(s)

Un tel ordre du jour justifie-t-il une réunion du conseil un samedi après-midi ?

- J'avais dit "silence dans les rangs" ! Vous me ferez 25 pompes. Exécution immédiate.
- (tous) Oui, chef.


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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 11:13
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Divers inclassables - Communauté : decouvrir la Charente maitime
bann_histoirepassion_200.jpg Passion pour l'histoire régionale

Quand on est passionné, on l'est rarement une seule fois.

A côté de mon intérêt pour ma petite commune de Brie-sous-Matha et de mon engagement personnel pour tenter de la sortir de l'ornière où elle a été enfoncée, j'ai une autre passion : celle de l'histoire régionale.

En 2006, j'ai créé le site Histoire Passion, dédié à l'histoire des provinces de Saintonge, Aunis et Angoumois.

Il a pour objectif de mettre à disposition de tous ceux qui s'intéressent à cette région :
  • des documents significatifs sur son histoire (publications de sociétés savantes, archives diverses)
  • des bases de données (environ 500.000 noms de personnes et de lieux de Charente et Charente-Maritime)
  • des outils de recherche (moteur de recherche interne, mots-clés, glossaires, etc)
  • des liens vers des des sites d'archives en ligne (Bibliothèque Nationale, Google Books et nombreux autres sites)
  • un forum où chercheurs et curieux s'échangent des informations sur l'histoire régionale

Rapidement, une petite équipe s'est constituée pour alimenter le site, composée d'autres passionnés, avec des compétences multiples et complémentaires.

Un million de visiteurs pour Histoire Passion

La fréquentation a connu une croissance exceptionnelle pour un site de ce type, et aujourd'hui entre 1400 et 1800 visiteurs viennent chaque jour consulter ses pages ou échanger dans ses forums.

L'accès au site est libre et gratuit. Il ne contient aucune publicité. Il est réalisé avec SPIP, logiciel libre et gratuit.

Le site Histoire Passion en quelques chiffres

Histoire Passion vous propose :

- 1528 articles dont 1489 en français et 39 en anglais,
- 1634 mots-clés,
- 25 brèves,
- 114 sites Web.

16 rédacteurs participent à la publication.

Les visiteurs du site Histoire Passion

Ils ont été 349.079 en 2008, 405.903 en 2009, et au total, à ce jour, plus d'un million. Ils ont parcouru près de 3 millions de pages.


Ils sont venus de 175 pays de notre planète. Les Français (85%) et les Canadiens (3,2%) viennent en tête, suivis par les Belges (2,1%).


Le site reçoit actuellement entre 1400 et 1800 visiteurs par jour.

un_million_350.jpg

Le site Histoire Passion a été récompensé par l'Académie de Saintonge en octobre 2007.

Pour le développement futur de ce site, les projets ne manquent pas.

Revenez le visiter régulièrement : il s'y passe toujours quelque chose de nouveau.
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 14:16
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Chronique judiciaire - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime

On retiendra de ce jugement :


- La délibération contestée du conseil municipal de Brie-sous-Matha en date du 24 septembre 2008 est annulée.

- parce que lorsque le conseil municipal est réuni "en urgence", il doit, après que le maire a rendu compte des motifs qui lui ont paru de nature à justifier l'abrègement du délai, se prononcer dans un premier temps par une délibération distincte sur l'urgence alléguée, et ensuite seulement délibérer sur la question qui lui est soumise.

 

On espère que le Maire de Brie, toujours enclin à ne retenir des lois et réglements que ce qui l'arrange personnellement, retiendra ce qui est une règle bien connue des autres maires.

 

Conséquence pratique de ce jugement, Monsieur Goursaud devra rembourser à la commune de Brie-sous-Matha les 400 euros qu'elle lui avait généreusement accordés pour aller en justice - à titre personnel - contre le blogueur. Ca ne suffira pas pour relever la situation financière de la commune, mais les petits rus briellois feront un jour une plus grande rivière.

 

 



Texte intégral du jugement rendu le 18 mars 2010


TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE POITIERS

 

N° 0802723

 

REPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

 

Le Tribunal administratif de Poitiers (2ème chambre)

 

M. Pierre COLLENOT

M. Jean-Jacques LABROUSSE

c/

Commune de Brie-sous-Matha

 

M. Le Méhauté Rapporteur

M. Bonnelle Rapporteur public

Audience du 4 mars 2010 Lecture du 18 mars 2010

 

Vu la requête, enregistrée le 14 novembre 2008, sous le n° 0802723, présentée par M.Pierre COLLENOT, domicilié 1 Grand-Rue à Brie-sous-Matha (17160) et par M. Jean-Jacques LABROUSSE, domicilié 3 route de la Côte de l'If à Brie-sous-Matha (17160) ;

 

M. COLLENOT et M. LABROUSSE demandent au tribunal d'annuler la délibération en date du 24 septembre 2008 par laquelle le conseil municipal de Brie-sous-Matha a décidé de provisionner la somme de 800 euros devant être versée à titre de consignation au Tribunal de grande instance de Saintes dans le cadre de l'instruction d'une plainte pour diffamation ;

 

Vu le mémoire en défense, enregistré le 12 juin 2009, par lequel la commune de Brie-sous-Matha, représentée par son maire et ayant pour avocat la SELARL d'avocats Huberdeau-Moriceau-Grévin-Courbebaisse et associés, conclut au rejet de la requête et demande la condamnation de M. Collenot et M. Labrousse à lui verser une somme de 2.000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

 

Vu le mémoire, enregistré le 20 juillet 2009, par lequel M. COLLENOT et M. LABROUSSE concluent aux mêmes fins que la requête ;

 

Vu l'ordonnance en date du 4 janvier 2010 fixant la clôture d'instruction au 5 février 2010 à 12 heures ;

 

Vu la délibération attaquée ;

 

Vu les autres pièces du dossier ;

 

Vu le code général des collectivités territoriales ;

 

Vu l'arrêté du Vice-président du Conseil d'Etat, en date du 27 janvier 2009, fixant la liste des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel autorisés à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 ;

 

Vu le code de justice administrative ;

 

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

 

Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 04 mars 2010,

- le rapport de M. Le Méhauté, premier conseiller ;

- les conclusions de M. Bonnelle, rapporteur public ;

- et les observations de Me Moriceau, avocat au barreau de Saintes, de la SELARL Huberneau-Moriceau-Grevin et Associés, représentant la commune de Brie-sous-Matha ;

 

Considérant que, dans le cadre de l'instruction de la plainte pour diffamation déposée par M. Bernard Goursaud, maire de Brie-sous-Matha (Charente-Maritime), tant en son nom personnel qu'au nom de la commune, contre M. Pierre COLLENOT, conseiller municipal, le tribunal de grande instance de Saintes a sollicité la consignation d'une somme totale de 800 euros ; que, par délibération en date du 9 septembre 2008, le conseil municipal de Brie-sous-Matha a adopté « la proposition de 400 € de provision pour la commune et de 400 € de provision pour M. Goursaud Bernard » ; que, le 22 septembre 2008, jour de réunion du conseil municipal, M. Jean-Jacques Labrousse, conseiller municipal, a formulé des observations sur le compte-rendu de la séance du conseil municipal du 9 septembre 2008, en précisant que la délibération susmentionnée du 9 septembre 2008 « pourrait être attaquée pour prise illégale d'intérêts » ; que le jour même, les conseillers municipaux ont été convoqués à une session extraordinaire du conseil municipal devant avoir lieu le 24 septembre 2008 à 14h30 et ayant pour ordre du jour la « provision de 800 euros auprès du tribunal de grande instance de Saintes » : qu'à l'issue de cette séance, le conseil municipal a décidé de provisionner la somme de 800 euros, soit « 400 € pour la commune de Brie-sous-Matha, 400 € pour M. Goursaud Bernard » ; que M. COLLENOT et M. LABROUSSE demandent l'annulation de cette délibération en date du 24 septembre 2008 en soutenant que les règles de fonctionnement du conseil municipal fixées par l'article L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales n'ont pas été respectées, dès lors que le conseil n'a pas voté sur l'urgence dans sa séance du 24 septembre 2008 et que le sujet en litige ne présentait pas un caractère d'urgence et aurait pu être traité en séance ordinaire du conseil ;

 

Considérant qu'aux termes de l'article L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales : « Dans les communes de moins de 3 500 habitants, la convocation est adressée trois jours francs au moins avant celui de la réunion. / En cas d'urgence, le délai peut être abrégé par le maire, sans pouvoir être toutefois inférieur à un jour franc. Le maire en rend compte dès l'ouverture de la séance au conseil municipal qui se prononce sur l'urgence et peut décider le renvoi de la discussion, pour tout ou partie, à l'ordre du jour d'une séance ultérieure » ;

 

Considérant qu'il résulte de ces dispositions que lorsque le conseil municipal se réunit en séance ayant donné lieu à convocation avec délai abrégé, il doit, après que le maire a rendu compte des motifs qui lui ont paru de nature à justifier l'abrègement du délai, se prononcer dans un premier temps par une délibération distincte sur l'urgence alléguée, et ensuite seulement délibérer sur la question qui lui est soumise ; que l'intervention effective de cette délibération distincte sur l'urgence constituant une formalité substantielle, le vice de procédure résultant de son omission ne peut être regardé comme couvert par la circonstance que les conseillers municipaux ont accepté de tenir séance et de délibérer sur la question qui leur était soumise ;

 

Considérant qu'il ne résulte pas du compte-rendu de la séance du conseil municipal du 24 septembre 2008 produit au dossier, que la délibération litigieuse a été prise après qu'une délibération se prononçant sur l'urgence fût préalablement intervenue ; qu'il s'ensuit que M. COLLENOT et M. LABROUSSE sont fondés à soutenir que la délibération en date du 24 septembre 2008 qu'ils contestent est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière, en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales ; que ladite délibération doit, dès lors, être annulée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen de la requête ;

 

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

 

Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. COLLENOT et M. LABROUSSE, qui ne sont pas dans la présente instance les parties perdantes, la somme que la commune de Brie-sous-Matha demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;

 

DECIDE:

 

Article 1er : La délibération susvisée du conseil municipal de Brie-sous-Matha en date du 24 septembre 2008 est annulée.

 

Article 2 : Les conclusions de la commune de Brie-sous-Matha tendant à la condamnation de M. COLLENOT et de M. LABROUSSE au paiement des frais exposés et non compris dans les dépens sont rejetées..

 

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. Pierre COLLENOT, à M. Jean-Jacques LABROUSSE et à la commune de Brie-sous-Matha..

 

Délibéré après l'audience du 4 mars 2010, où siégeaient : M. Bousquet, président,

M. Le Méhauté, M. Campoy, premiers conseillers.

 

Lu en audience publique le 18 mars 2010.

 

Le rapporteur, Signé A. LE MEHAUTE

Le président, Signé R. BOUSQUET

Le greffier, Signé D. GERVIER

 

La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

 

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Pour le greffier, D. GERVIER

 

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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 12:10
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Chronique judiciaire - Communauté : Les blogs citoyens
Le texte de la décision du Tribunal Administratif est en ligne sur le blog - clic ici
justice
Les procédures judiciaires sont une bonne école de patience pour ceux qui les engagent.

La justice prend son temps, mais elle avance. Le résultat finit par arriver.

La première des actions engagées contre le Maire par deux conseillers municipaux (voir la liste des procédures en cours) vient d'aboutir, au terme de 16 mois de procédure.

Le Tribunal Administratif de Poitiers vient d'annuler la délibération du Conseil Municipal du 24 septembre 2008

Le Maire de Brie-sous-Matha peut s'estimer heureux : dans cette affaire, il est passé personnellement à côté d'une plainte en pénal pour prise illégale d'intérêts.

Pour assurer sa défense, le maire a eu recours à un cabinet d'avocats spécialisés en droit public, payé avec les impôts des habitants de Brie-sous-Matha. Les deux conseillers municipaux plaignants ont eux-même rédigé leur dossier argumentaire.

Prochainement, sur le blog, le texte du jugement du Tribunal Administratif.
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 13:54
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Blogs et libertés des citoyens - Communauté : Les blogs citoyens

Droit de critique véhémente d’un élu local par un militant associatif (CEDH 25 février 2010, Renaud C. France)

Dans un arrêt du 25 février 2010, la Cour Européenne des Droits de l'Homme a retoqué une décision de la justice française condamnant pour « diffamation et injure publiques envers une personne chargée d’un mandat public » les propos d'un militant associatif sur son blog.

La Cour européenne considère que la liberté d’expression a été violée par la condamnation de Patrice Renaud pour des propos publiés en 2004 sur le site de son “Comité de défense du quartier sud de Sens”. Opposant à la maire de  Sens, d’alors Marie-Louise Fort (aujourd’hui députée auteure d’une loi bourrée de malfaçons sur l’inceste), il critiquait sa politique d’urbanisme sans excéder les limites de la liberté d’expression politique.

Le droit de critiquer la gestion des élus est un des piliers du fonctionnement de la démocratie.

Les féodalités sont toujours renaissantes, pour conforter les intérêts particuliers. La démocratie, elle, s'intéresse en premier chef à l'intérêt collectif. Les intérêts particuliers cherchent naturellement à étouffer sa voix. Les citoyens doivent donc en permanence réagir. Ils doivent oser crier, sinon leurs libertés fondent comme neige au soleil. A Brie-sous-Matha comme ailleurs.

Lire le détail de cet article sur le blog du journal Le Monde

Voir le texte de l'arrêt de la Cour Européenne
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