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« La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement son bulletin dans l’urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis se désintéresser, s’abstenir, se taire, pendant cinq ou sept ans. (...) La démocratie n’est efficace que si elle existe partout en tout temps. Le citoyen est un homme qui ne laisse pas aux autres le soin de décider de son sort commun. Il n’y a pas de démocratie si le peuple n’est pas composé de véritables citoyens, agissant constamment en tant que tels. »
 
Pierre Mendès-France - La république moderne.
Ce blog n'est pas anonyme. Les commentaires anonymes ne sont pas conservés

Bienvenue à Brie-sous-Matha

Visiteur du blog citoyen "Briellois"(1), bonjour,

Tu entres dans un univers qui va te surprendre à plus d'un titre.
Ce blog n'est pas un site de fiction : il raconte la vie municipale de Brie-sous-Matha, petite commune de 190 habitants à l'est de la Charente-Maritime, loin des centres de décision, oubliée par l'Etat.
J'y vis depuis 2002, et j'ai été élu conseiller municipal en 2008.
Il s'y est développé, au fil des années, une situation où l'audace des uns a trouvé un terreau favorable dans la crainte ou la crédulité d'autres, et le silence et l'indifférence de beaucoup.

Ce blog est comme un cri poussé dans le désert d'un Etat trop souvent indifférent au respect et à l'irrespect quotidiens de ses valeurs fondatrices. L'auteur de ce blog est attaché à ces valeurs. Il le dit ici. Son cri est dérangeant : "tout cela, on le sait bien, mais pourquoi en parler ? pourquoi le rendre public ?"

Un blog dans une commune de 190 habitants : pour certains, c'est un outil inadapté. Pour moi, c'est un complément utile au porte à porte traditionnel, qui colporte trop souvent des rumeurs invérifiables et invérifiées. Ici, l'information est vérifiable. Si elle était falsifiée, sa diffusion aurait cessé depuis longtemps.

Bienvenue dans le blog citoyen "Briellois"

(1) Briellois : nom (gentilé) des habitants de Brie-sous-Matha.


Vendredi 6 novembre 2009
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Conseil municipal - Communauté : Les blogs citoyens
Il a été demandé par écrit au Maire de mettre cinq questions à l'ordre du jour du Conseil Municipal.
Aujourd'hui, cela fait 122 jours qu'il a reçu cette demande, et il n'y a pas répondu.
Voir ici : Quand le Maire cherche l'affrontement


Etre conseiller municipal à Brie-sous-Matha, c'est vivre une aventure très étonnante

Aux réunions du Conseil, bien souvent, je crois être dans un mauvais rêve, et ce soir, la réunion a tenu toutes ses promesses cauchemardesques.

1 - Echange de terrains sur la zone "Les Charbonneaux" du lotissement

La séance est présidée par la 1ère adjointe.

Le Maire (absent, c'est normal, vu le sujet à l'ordre du jour) faisait ce soir une nouvelle tentative auprès du Conseil Municipal pour échanger une parcelle (dont lui et son épouse sont propriétaires) acquise au prix de la terre agricole, contre la même surface dans un lotissement viabilisé. (Voir et entendre la tentative précédente, au Conseil Municipal du 10 mars 2009 : "Un conseil municipal hallucinant").

Sa demande est simple : je demande à échanger 2260 m2 de terrain agricole (à environ 0,50€ le mètre carré) contre la même surface viabilisée dans le lotissement (à environ 20€ le mètre carré).

C'est à dire : je demande à m'enrichir personnellement, moi et mon épouse, sur le dos de la commune, en faisant une plus-value de 40 fois la valeur initiale de ma terre, à l'issue d'un scénario que j'ai organisé moi-même de bout en bout en qualité de Maire.

La plus-value espérée par le Maire et son épouse dans cette opération est de l'ordre de 44.070 euros [2260 m2 x (20 € - 0,50 €)].

Avec l'argent public, pourquoi me gèner, puisque je suis Maire ? Il est normal que ma famille en profite.

Un document au contenu confus a été distribué aux membres du Conseil. Il retrace apparemment l'historique des opérations d'échange qui ont amené à la situation actuelle des terrains. Mais la réalité de la plus-value espérée par le Maire et son épouse dans cette opération reste la conclusion sans équivoque de ce document.

Les arguments pour empècher cet arrangement inadmissible ne manquent pas :
- délit de prise illégale d'intérêts, puisque le Maire connaissait tout au long de cette opération la destination de son terrain, et il l'a organisée lui-même avec son pouvoir de Maire ;
- tentative d'enrichissement personnel sans cause avec l'argent public ;
- risque de voir les autres échangeurs précédents demander une révision de leur prix d'échange pour bénéficier de conditions financières aussi favorables que celles consenties au Maire, et donc :
  • léser les échangeurs précédents si cette révision de prix leur était refusée,
  • risquer de mettre les finances communales dans une situation encore plus périlleuse,
  • torpiller définitivement le projet de lotissement devenu désormais impossible à rentabiliser, surtout en une période où l'investissement immobilier est devenu plus difficile.
Mais l'espérance de cette jolie plus-value semble bien plus importante pour lui que tout cela.

L'hypothèse du torpillage du projet avait d'ailleurs été évoquée par lui lors du Conseil Municipal du 26 juin 2009 (point 8 de l'ordre du jour) : "si l'échange des terrains ne m'est pas consenti, vous vous débrouillerez avec le projet de lotissement qui devra être complètement remanié, car sans mon terrain il faudra refaire tous les plans", avait-il dit en substance lors de ce Conseil. Un exemple typique d'intervention caractéristique de la prise illégale d'intérêts (défense par le Maire de sa propre cause et pression exercée par lui sur les élus).

Et ce soir la majorité du Conseil Municipal, probablement sermonnée après l'échec de sa tentative précédente, et sourde à tous les appels à la raison, a voté favorablement pour cet échange incroyable.

Je m'interroge sur les motifs qui ont poussé les conseillers favorables au Maire à entrer dans un jeu qui nuit gravement à la collectivité qu'ils représentent.

J'ai été également très étonné par les propos de la 1ère adjointe qui a annoncé au cours de la discussion qu'elle disposait d'éléments utiles au débat, mais qu'elle ne voulait pas les fournir, de peur qu'ils soient rendus publics. Etrange notion de la démocratie municipale, qui cache aux élus et aux habitants de la commune les circonstances entourant une action aussi grave. On croit rêver !!!

Bien évidemment, tous les moyens possibles seront mis en oeuvre pour que cette tentative de détournement de l'argent public au profit du Maire et de son épouse ne se fasse pas.
Ecoutez l'enregistrement audio de cette partie du Conseil Municipal
 2 - Frais d'étude par la Chambre de Commerce et d'Industrie pour la réalisation d'un multi-service à Brie-sous-Matha

Une curieuse façon de présenter le sujet, puisque le principe d'une étude n'avait jamais été débattu en Conseil, mais passons sur ce détail.

Le second adjoint, chargé de présenter ce dossier, nous a dit qu'il fallait étudier si le projet était "fiable". Il voulait probablement dire "viable".

Un devis de 300 euros.


Nous sommes plusieurs conseillers à penser que le projet de multi-service n'est pas viable à Brie. Le Maire le pense aussi, mais ça lui permettra de faire valoir auprès de sa clientèle qu'il a vraiment tout essayé.

A 300 euros, pour une étude sérieuse et indépendante, le risque financier reste limité pour la commune.

A Brie-sous-Matha, comme ailleurs, les projets qui n'aboutissent pas coûtent beaucoup moins d'argent public que ceux qui aboutissent !!! L'exemple du bâtiment des Vignerons Charentais (projet du Maire qui a abouti) en est l'illustration la plus connue des Briellois.
Ecoutez l'enregistrement audio de cette partie du Conseil Municipal








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Jeudi 5 novembre 2009
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Réglementation - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
Lors de la réunion publique du 4 novembre 2009 à Brie-sous-Matha, le Maire de la commune, qui est par ailleurs vice-président du Syndicat Départemental des Eaux de Charente-Maritime, a donné aux habitants présents des informations erronées sur cette obligation de déclaration.

Exemple de désinformation, par laquelle, Bernard Goursaud, de l'autorité de la compétence attachée à sa fonction de Maire et de vice-président du Syndicat Départemental des Eaux de Charente-Maritime, entraîne les habitants de Brie-sous-Matha dans l'irrespect des lois.

A Brie-sous-Matha il existe un grand nombre de puits, forages et captages individuels ou en multi-propriété, et très peu de puits (peut-être aucun, compte tenu de la qualité douteuse des nappes) servent à fournir de l'eau potable aux familles.

Tous ces puits, forages et captages, contrairement à l'information publique donnée par le Maire le 4 novembre 2009, sont concernés par l'obligation de déclaration avant le 31 décembre 2009.


Le Maire de Brie a annoncé au cours de la réunion publique que cette déclaration ne concernait que les puits et forages destinés à la consommation alimentaire d'eau potable.

C'est faux.




La déclaration concerne tous les puits et forages à usage domestique, que l'eau soit utilisée comme boisson ou non.

Elle concerne, entre autres, les puits et forages utilisés pour arroser les jardins, pour le chauffage géothermique et pour tous autres usages domestiques.

La déclaration concerne également les puits qui ne sont pas utilisés, mais qui pourraient l'être, pour les mêmes usages.

Source : Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de la Mer


Depuis le 1er janvier 2009, tout particulier utilisant ou souhaitant réaliser un ouvrage de prélèvement d’eau souterraine (puits ou forage) à des fins d’usage domestique doit déclarer cet ouvrage ou son projet en mairie.

Qu’est ce qu’un forage à usage domestique ?

Selon le décret n°2008-652 du 2 juillet 2008, il s’agit d’un puits ou forage destiné à prélever une eau nécessaire aux besoins usuels d’une famille, c’est-à-dire :

  • les prélèvements et les rejets destinés exclusivement à la satisfaction des besoins des personnes physiques propriétaires ou locataires des installations et de ceux des personnes résidant habituellement sous leur toit, dans les limites des quantités d’eau nécessaires à l’alimentation humaine, aux soins d’hygiène, au lavage et aux productions végétales ou animales réservées à la consommation familiale de ces personnes. ;
  • en tout état de cause, est assimilé à un usage domestique de l’eau tout prélèvement inférieur ou égal à 1 000 m3 d’eau par an, qu’il soit effectué par une personne physique ou une personne morale et qu’il le soit au moyen d’une seule installation ou de plusieurs.

Pour les forages existants ?

Les ouvrages existants au 31 décembre 2008 doivent être déclarés avant le 31 décembre 2009.

Pour les nouveaux forages ?

Tout nouvel ouvrage réalisé depuis le 1er janvier 2009 doit faire l’objet de cette déclaration au plus tard 1 mois avant le début des travaux.

Comment faire pour déclarer ?

La déclaration devra être réalisée en remplissant le formulaire en ligne. Il faudra reprendre :

  • les caractéristiques essentielles de l’ouvrage de prélèvement,
  • les informations relatives au réseau de distribution de l’eau prélevée.

Ce formulaire devra être déposé à la mairie de la commune concernée.


Le Maire de Brie a également annoncé au cours de la même réunion publique que les propriétaires de puits utilisés pour la consommation d'eau potable ont, selon lui, l'obligation de faire 2 analyses par an.

C'est faux.


Cette obligation ne concerne que les installations destinées à l'alimentation de plus de 50 personnes, ou les activités commerciales (campings, hôtels, etc.).

« Toute personne qui offre au public de l’eau en vue de l’alimentation humaine […] est tenue de s’assurer que cette eau est propre à la consommation » (Code de la santé publique, article L.1321-1).

Un texte qui concerne bien plus la fontaine publique de Brie, (où aucun contrôle n'est fait par la commune, et où aucune information sur la qualité de l'eau n'est affichée), que les puits à usage exclusivement familial.


Astuce

Vous cherchez les coordonnées GPS de votre puits, de votre forage ou de votre captage pour établir votre déclaration

Ici une carte Googlemap avec indication de la latitude et de la longitude du point recherché.

Saisissez le nom de votre commune. Agrandissez en faisant un double-clic à l'emplacement de votre puits ou captage. Double-cliquez plusieurs fois pour améliorer la précision. La latitude et la longitude s'affichent en haut à droite de la carte, avec une précision au mètre près (avec beaucoup de décimales).


J'ai envoyé à la Mairie de Brie le courriel suivant (05/11/2009)

Bonjour,

Lors de la réunion publique du mercredi 4 novembre, Monsieur le Maire a donné des informations inexactes sur les obligations des habitants en matière de déclaration de leurs puits et forages (loi du 30/12/2006)

Vous trouverez les informations exactes sur ce sujet (Source Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de la Mer)

Déclaration des puits, forages et captages, obligatoire avant le 31/12/2009

Il me paraît important qu'une information corrigeant la précédente soit donnée aux habitants de la commune, pour leur permettre de s'acquitter de cette obligation légale en connaissance de cause.

Un affichage sur cette obligation est visible dans la plupart des mairies, sous-préfectures, etc du département.

Une affiche sur ce sujet a été envoyée aux communes au début de l'année 2009.

Beaucoup d'entre elles ont diffusé une information individuelle aux habitants à ce propos.

La fin de l'année approche.

Avec mes salutations

Pierre Collenot

 

En savoir plus sur la déclaration

Que déclarer ?

Tout projet, toute intention ou toute réalisation d’ouvrage de prélèvement d’eau souterraine à des fins d’usage domestique doit être déclaré.

Comment et où faire sa déclaration ?

Pour déclarer un ouvrage de prélèvement d’eau, puits ou forage à des fins d’usage domestique, il suffit de remplir un formulaire Cerfa 13837-01. Ce document permet de décrire les caractéristiques essentielles de l’ouvrage de prélèvement (sans entrer dans des précisions trop techniques) et de fournir les informations relatives au réseau de distribution de l’eau prélevée.

Le formulaire peut également être retiré auprès des mairies où il est disponible ou via le site internet du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer en cliquant sur ce lien.

Une fois rempli, ce formulaire est à déposer auprès de la mairie de la commune concernée, qui vous remettra un récépissé faisant foi de votre déclaration.

Quand déclarer ?

Pour les ouvrages conçus à partir du 1er janvier 2009 : La déclaration doit être réalisée en deux temps.

1re étape – Dépôt à la mairie du formulaire de déclaration de l’intention de réaliser un ouvrage, minimum 1 mois avant le début des travaux.

2e étapeActualisation de la déclaration initiale sur la base des travaux qui auront été réellement réalisés, dans un délai maximum d’un mois après la fin des travaux. Ce formulaire est accompagné des résultats de l’analyse de la qualité de l’eau lorsque celle-ci est destinée à la consommation humaine au sens de l’article R.1321-1 du code de la santé publique.


Cette déclaration en deux temps a été rendue nécessaire car il est très fréquent que les caractéristiques de l’ouvrage tel qu’il était prévu soient différentes de celles de l’ouvrage réalisé.


Pour les ouvrages existants

Une seule déclaration est nécessaire. Elle reprend les éléments relatifs à l’ouvrage tel qu’il existe aujourd’hui. Tous les ouvrages existants devront être déclarés au 31 décembre 2009.


Le code de la santé publique prévoit que si l’eau est destinée à l’alimentation de plus d’une famille, elle doit avoir fait l’objet d’une autorisation préfectorale préalable (article L. 1321-7). Il prévoit en outre que, si cette eau est destinée à l’alimentation de plus de 50 personnes (ou si le débit journalier est supérieur à 10 m3) ou, quel que soit le débit, dans le cadre d’une activité commerciale (exemple : camping, hôtel …), elle est soumise au contrôle sanitaire de la DDASS (article L. 1321-4 III).

Le contexte réglementaire

Une déclaration des forages domestiques, pourquoi ?

La loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 a introduit l’obligation de déclarer en mairie les ouvrages domestiques, existants ou futurs, et a conféré aux services de distribution d’eau potable la possibilité de contrôler l’ouvrage de prélèvement, les réseaux intérieurs de distribution d’eau ainsi que les ouvrages de récupération des eaux de pluie.

 

Deux raisons à cela :

 

La déclaration vise à faire prendre conscience aux particuliers de l’impact de ces ouvrages sur la qualité et la quantité des eaux des nappes phréatiques. En effet, l’eau est un bien commun à protéger. Mal réalisés, les ouvrages de prélèvement, qui constituent l’accès à cette ressource, peuvent être des points d’entrée de pollution de la nappe phréatique. Ils doivent donc faire l’objet d’une attention toute particulière lors de leur conception et leur exploitation.

 

L’usage d’une eau d’un ouvrage privé, par nature non potable, peut contaminer le réseau public si, à l’issue d’une erreur de branchement par exemple, les deux réseaux venaient à être connectés. C’est pourquoi, la déclaration permet de s’assurer qu’aucune pollution ne vienne contaminer le réseau public de distribution d’eau potable.

 

Ce renforcement de la protection du milieu naturel répond à une préoccupation environnementale et à un enjeu de santé publique.

 

En outre, le recensement des puits et forages privés permettra aux DDASS, en cas de pollution de nappe susceptible de présenter un risque sanitaire pour la population, d’améliorer l’information des utilisateurs et notamment de leur communiquer les consignes à respecter (interdiction de consommation, le cas échéant).

En savoir plus sur les forages domestiques, les textes officiels

Les textes officiels :

La loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques (articles 54 et 57)

Le décret n° 2008-652 du 2 juillet 2008 relatif à la déclaration des dispositifs de prélèvement, puits ou forages réalisés à des fins d’usage domestique de l’eau et à leur contrôle ainsi qu’à celui des installations privatives de distribution d’eau potable.

L’arrêté du 17 décembre 2008 fixant les éléments à fournir dans le cadre de la déclaration en mairie de tout prélèvement, puits ou forage réalisés à des fins d’usage domestique de l’eau.

L’arrêté du 17 décembre 2008 relatif au contrôle des installations privatives de distribution d’eau potable, des ouvrages de prélèvement, puits et forages et des ouvrages de récupération des eaux de pluie.

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Mercredi 4 novembre 2009
- Par Pierre Collenot - Publié dans : R.A.B. (Rép. Autonome Brielloise) - Communauté : Les blogs citoyens

Ce soir, 4 novembre 2009, un nouveau drapeau flotte sur la commune de Brie-sous-Matha. Un royaume bananier.
Ce soir, à Brie-sous-Matha, c'était réunion publique convoquée par le Maire.

Avec une vingtaine d'habitants pris en otages et menacés par le Maire, quelques témoins externes à la commune, médusés, ont assisté à un étrange spectacle.

Le Maire, sa femme et sa fille ont discouru tour à tour sur les malheurs rencontrés, selon eux, par la commune depuis que le blogueur s'exprime sur la gestion municipale complètement hors-normes et la dénonce.

Et tous les trois ont passé la plus grande partie de la réunion à s'en prendre aux opposants, à commencer par le blogueur, bouc émissaire chargé de tous les péchés de la terre, et à tous ceux qui ne font pas allégeance à la famille royale. Le reste de la réunion a consisté à faire peur aux habitants en les menaçant d'actions en justice s'ils ne se pliaient pas aux caprices de leurs Majestés.
 R. A. B.

Jusqu'au 3 novembre 2009, ces initiales signifiaient "République Autonome Brielloise"

Ce soir, on hésite encore sur le nom du nouveau royaume, qui, pour faciliter sa reconnaissance par l'ONU, devrait en principe conserver les mêmes initiales. Plusieurs versions sont avancées :

- Royaume Autoproclamé Briellois
- Royaume Autonome Bananier
- Royaume Anti Blogs

avec les 3 lettres R.A.B., on devrait pouvoir trouver d'autres idées : un concours est ouvert.

Les commentaires anonymes sont
exceptionnellement acceptés  pour ce concours.
L'impression générale (gènée) ressentie par les participants à cette nouvelle séance de grand-guignol :

La famille du Maire a pris le pouvoir dans la commune


Le Roi-Soleil de la République Autonome Brielloise (R.A.B.) s'est auto-investi d'un pouvoir héréditaire, qui s'étend à sa femme la Reine et à sa fille la Princesse.

A propos du Roi-Soleil, voir cet article

Sa Majesté nous avait déjà laissé pressentir ce coup d'état familial, en n'utilisant le drapeau national ni lors de la Fête Nationale 2009 ni le 19 juillet 2009. Les Briellois auraient dû s'en méfier : cette absence de drapeau à la mairie n'était que le signe annonciateur d'un changement plus radical de régime.

A propos du drapeau, voir cet article

Les élus du Conseil Municipal se demandent à juste titre si Brie-sous-Matha est encore dans le domaine de l'Etat Français, et à quoi sert encore cette instance élue à Brie-sous-Matha, puisqu'un Conseil de Famille l'a remplacé. Peut-être compte-t-on sur les élus pour constituer la nouvelle Cour de la famille règnante ? Pour ce qui me concerne, je m'y refuserai.

Le blogueur est donc plus que jamais déterminé à agir pour que les trois mots "Liberté, Egalité et Fraternité" retrouvent un sens pour la commune de Brie, et que les habitants puissent jouir de toutes leurs libertés et d'une tranquillité menacée par cette usurpation familiale du pouvoir à des seules fins d'intérêts personnels. Cette prise du pouvoir n'a pas d'autre fins que de permettre la continuation de pratiques hors des lois dans de nombreux domaines, continuation un peu dérangée (mais si peu) par le blogueur.


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Mercredi 4 novembre 2009
- Par Pierre Collenot - Publié dans : R.A.B. (Rép. Autonome Brielloise) - Communauté : Les blogs citoyens
Georges Brassens disait, dans sa chanson "l'Assassinat"

C'est pas seulement à Paris
Que le crime fleurit,
Nous, au village, aussi, l'on a
De beaux assassinats.

J'ai lu, dans le journal "Le Monde" du 29 octobre, cette information.

Dans son numéro du jeudi 29 octobre, l'hebdomadaire Le Point dénonce "l'opacité" des contrats d'achat de 94 millions de doses de vaccin contre la grippe A(H1N1), signés par le gouvernement français pour un total de 808 millions d'euros. Invoquant "la plus grande confidentialité" et "la protection des intérêts supérieurs de l'Etat", l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus), chargé par la ministre de la santé de conclure les négociations, refusait de communiquer ces documents au Point. La Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) l'a désavoué en donnant, le 15 octobre, un avis favorable à leur transmission, qui reste à traduire dans les faits. Dans un communiqué daté du 28 octobre, le ministère de la santé confirme que ces documents "seront désormais transmis à toute personne morale en faisant formellement la demande".

Et cela m'a fait irrésistiblement penser aux procédures en cours au Tribunal Administratif contre le Maire de Brie-sous-Matha pour ses refus répétés de communication de documents publics. (Rapport de la Chambre Régionale des Comptes, courrier du Préfet, courriers reçus  de la DDE pour un dossier d'urbanisme, etc.).

Pour justifier ces divers refus, il invoque "les intérêts supérieurs de la commune", cest à dire la charge administrative considérable que représente la fourniture des documents demandés (une quinzaine de photocopies de documents publics) !!!

Un refus dont la motivation réelle est seulement de ne pas mettre entre toutes les mains des documents révélateurs de pratiques contestées dans la gestion de la commune ou faisant apparaître les préjudices financiers qu'elle a subis à cause de ces pratiques.
 
Au sujet de tous ces refus, la CADA, sollicitée, a donné depuis des mois un avis favorable à la communication de ces documents. Malgré l'avis clair de la CADA, le Maire s'y refuse toujours, et l'attente se prolonge.

Le journal "Le Point" semble avoir eu beaucoup plus de chance que le blogueur et obtenu gain de cause : c'est bien pour l'exercice de la démocratie. Les affaires similaires, à l'échelon d'une simple commune, intéressent évidemment beaucoup moins ceux qui peuvent intervenir pour que les lois soient respectées par un Maire.

Le combat pour la transparence des actes publics, ça commence tout près de chez moi, dans ma commune.

Si nous laissons sans réagir un Maire mépriser la loi, pourquoi cela irait-il mieux au niveau de l'Etat ?

Les épidémies de ce type se répandent très rapidement. Les vaccins pour les enrayer coûtent très cher à la collectivité.


La transparence des actes publics est une nécessité vitale pour l'exercice de la démocratie, quel que soit le niveau où elle s'exerce.

Nous ne devons pas laisser l'épidémie se répandre et tuer la démocratie.

C'est pas seulement à Paris
Que le crime fleurit,
Nous, au village, aussi, l'on a
De belles opacités.
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Lundi 2 novembre 2009
- Par Pierre Collenot - Publié dans : R.A.B. (Rép. Autonome Brielloise) - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
Le Maire pratique une sale guerre, celle des otages et de la peur

La gestion communale de Bernard Goursaud pourrait être le sujet d'un feuilleton tragi-comique à succès.

La plainte que j'ai déposée pour pollution du réseau des eaux pluviales et du ruisseau de Brie a provoqué chez le Maire une série très étonnante de réactions :
  • il produit un long interview dans l'Hebdo de Charente-Maritime, où il explique, à la manière de Don Camillo : "un peu de poussière dans l'eau, Seigneur, ce n'est pas pécher" voir ici
  • il explique encore, les yeux levés au ciel  et les mains croisées "croyez-vous qu'en ma qualité [de vice-président du Syndical des Eaux de Charente-Maritime] je contribuerai à polluer ? L'eau est un bien trop précieux pour qu'on en fasse n'importe quoi"  Une formule qui a beaucoup amusé les habitants de Brie : les multiples exemples donnés sur ce blog ne sont qu'une petite partie de la triste histoire des eaux de la commune. Voir ici
  • il convoque les habitants de Brie en réunion publique : un document qui ne laisse aucun doute sur ses intentions : leur faire peur et les prendre en otages pour règler ses comptes avec ceux qui le contestent
  • il distribue enfin un questionnaire nominatif qui est une enquête - présentée comme obligatoire sous peine de poursuites - sur les installations des familles de Brie en matière de traitements et rejets des eaux usées domestiques. Un sujet qui n'a pas grand chose à voir avec les rejets d'une entreprise viticole.

  • Une telle cascade de réactions fait poser légitimement une question : Monsieur Goursaud se sentirait-il concerné personnellement par cette plainte ?
 Cette méthode est sa pratique habituelle :
  • Mesdames et Messieurs les Maires du canton, je suis contesté à propos des carrières-poubelles de Brie, alors ça va être votre fête ; je vais envoyer un huissier pour faire un constat de l'état des carrières dans vos communes.
  • Habitants de Brie, il y a une plainte à propos de rejets viticoles dans les caniveaux : ça va être votre fête si vous ne répondez pas à ce questionnaire qui va me donner des armes contre vous. 
Sympathique, pour un Maire, n'est-ce pas ? La prise d'otages est une sale façon de traiter les problèmes ou les conflits.

Le Maire a oublié quelles sont ses compétences.

Renseignements pris auprès des services de l'Etat dans le département, il apparaît que :

  1. en 2001, le Conseil Municipal de Brie-sous-Matha, présidé par Monsieur Goursaud, a voté la délégation au Syndicat Départemental des Eaux (celui dont Mr Goursaud est vice-président) de sa compétence dans le domaine du traitement des eaux usées domestiques de la commune. Ayant délégué cette compétence, il ne l'a donc plus, et la diffusion d'un questionnaire sur ce sujet n'est pas du ressort du Maire, mais du Syndicat Départemental de Eaux, s'il le juge utile.
  2. le maire qui agit en ignorant cela se met délibérément hors-la-loi, et les habitants ne prennent donc aucun risque en refusant de répondre au questionnaire, qui est sans valeur. 

Les conseillers municipaux qui pensent que l'intérêt général mérite d'être protégé à Brie ne se laisseront pas intimider par les menaces du Maire. Ils affirment aussi qu'il devrait être plus respecteux des décisions du Conseil Municipal. Mais ceci est un autre épisode du feuilleton de la vie brielloise.

Les conseillers municipaux demandent officiellement au Maire d'informer les habitants qu'il n'a pas compétence pour distribuer un tel questionnaire et, plus gravement, pour l'utiliser.
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Dimanche 1 novembre 2009
- Par Pierre Collenot - Publié dans : R.A.B. (Rép. Autonome Brielloise) - Communauté : Les blogs citoyens
Le Maire de Brie-sous-Matha semble s'être senti concerné personnellement dans l'affaire de la pollution des eaux pluviales qui a empuanti les rues du bourg de Brie les 2 et 3 octobre et amené dans le ruisseau de Brie les fonds d'une fosse à vendange ou d'une cuve datant des vendanges 2008. Un "concernement" qu'il montre ne pas avoir du tout apprécié.

Pour se venger de cette mise en cause, le Maire a choisi de prendre les habitants de Brie en otages.

Une méthode inacceptable de la part d'un Maire ! Elle n'est pas nouvelle de sa part.

Explications.

Le 5 octobre dernier, après avoir été averti par des habitants qu'une odeur pestilentielle règnait dans les rues de la commune, et après avoir constaté que des rejets noirâtres sont bien visibles dans les caniveaux de plusieurs rues, jusque dans le cours assêché du ruisseau local, et après avoir signalé le fait à la gendarmerie, j'ai porté plainte pour pollution volontaire.

Cette décision était renforcée par l'information reçue des habitants que le phénomène (période de l'année, nature des rejets, localisation dans le bourg, odeurs) est récurrent depuis des années.

Les habitants, à qui j'ai demandé pourquoi ils laissaient faire cela sans réagir, m'ont exprimé leurs craintes de rétorsion. La suite des évènements explique les raisons de cette crainte.

Danjs le journal l'Hebdo de Charente-Maritime du 21 octobre, le Maire de Brie réagit sur cet évènement en tenant les propos suivants :

La semaine passée d'abord, avec ces effluves malodorants émanant du réseau d'eaux pluviales du centre bourg jusqu'à l'exutoire près de la fontaine publique. Odeurs imputées vraisemblablement à des produits résiduels de la viticulture et qui ont fait l'objet d'un dépôt de plainte de Pierre Collenot à la gendarmerie (L'Hebdo du 15 octobre 2009) et d'un courrier au maire par lequel il lui demande en substance de «prendre toutes les mesures légales (...) pour agir envers le ou les contrevenants (...) pour que l'environnement des habitants de la commune reste agréable et soit respecté par tous (...) ».

« Après s'en être pris à la mairie il s'en prend aux viticulteurs», commente Bernard Goursaud, qui, comme la plupart de ses administrés exploite lui aussi quelques lopins de vigne. «Est-ce que vous pensez qu'au moment des vendanges, lorsque les gens passent un coup de jet dans un cuvier, une citerne pour enlever la poussière, ils polluent l'eau ?»,

Les habitants de Brie, qui connaissent bien le sujet, ne sont pas étonnés de tels propos, et font observer avec humour qu'à Brie-sous-Matha, la poussière a vraiment une curieuse couleur et une odeur particulièrement désagréable. Une particularité bien locale.

Prise d'otages ou comment se défendre en faisant peur aux habitants

Le 29 octobre, le Maire fait distribuer aux habitants le document qui suit :

MAIRIE DE BRIE-SOUS-MATHA

REUNION PUBLIQUE

Mercredi 4 Novembre 2009 à 18 h 30

A la Mairie


Madame, Monsieur,


Une plainte contre « X » vient d'être déposée par Monsieur Pierre COLLENOT en date du 5 Octobre 2009 mettant en cause les viticulteurs lors du nettoyage de leurs cuves au moment des vendanges.


Monsieur COLLENOT Pierre demande que le Maire fasse appliquer la loi ou les lois concernant les rejets des eaux usées, cela engage la responsabilité du Maire et de la commune en cas d'inaction de sa part.


Par répercussion, est aussi concerné par ce dépôt de plainte l'ensemble des rejets d'eau polluée des maisons d'habitations (Article L 216-6 du Code de l'Environnement).


Afin de régulariser cette situation et d'apporter une réponse, je demande à toutes les personnes concernées par quelques (sic) rejets (re-sic) que ce soit de compléter le questionnaire ci-joint, il revêt un caractère obligatoire.


Préalablement, j'organise cette réunion publique qui permettra de faire le point et vous aidera à remplir le questionnaire ci-joint.


Ce questionnaire nominatif pourra être déposé le jour de la réunion ou bien en mairie sous huitaine.

 

Brie-sous-Matha, le 26 octobre 2009


Le Maire, Bernard Goursaud.

COMMUNE DE BRIE-SOUS-MATHA Questionnaire
Comment sont traitées vos eaux usées ?

□ Une fosse toutes eaux □ Agréée par le Syndicat Départemental des Eaux
□ Non agréée

□ Une fosse étanche □ Vidangée par un vidangeur agréé
□ Vidangée par mes soins
Où sont épandus les rejets.............................................

□ Rejet dans le réseau public      □ Une partie seulement
Indiquer laquelle.............................................................
□ Tous les rejets

Ce questionnaire revêt un caractère obligatoire car le Maire ne connaît pas systématiquement l'installation et le traitement individuel des eaux usées de chacun, néanmoins sa responsabilité et celle de la commune peut
(sic) être engagée (re-sic).

Si vous n'y répondez pas et que vos rejets d'eaux usées entraîne
(sic) une pollution, votre responsabilité pourra être mise en cause lors du dépôt de plaintes.

En cas d'infraction, les peines encourues peuvent aller jusqu'à 75 000 € d'amende et 2 ans d'emprisonnement (Article L 216-6 du Code de l'Environnement).


Cette démarche n'a rien à voir avec l'enquête de zonage en cours.

Date : NOM - Prénom et Signature :

Lecteurs de cette page, imaginez que vous vivez dans une commune où le fonctionnement communal est classique. Je pense que la majorité d'entre vous doit être passablement étonnée de découvrir un tel mode de fonctionnement, qui montre un maire

- faire des amalgames de sujets
- utiliser le chantage et la crainte qu'il provoque chez  ses concitoyens (qui n'ont pas la possibilité de vérifier s'il leur dit la vérité ou non)
- menacer

Dans la très grande majorité des communes, le maire se serait probablement intéressé d'abord au sujet central de ce débat : la pollution récurrente de la commune et de ses eaux par un viticulteur indélicat qui se croit au-dessus des lois.

Comme je l'ai déjà indiqué sur ce blog, je ne participerai pas à une réunion publique qui risque fort de se transformer en tentative d'intimidation par le Maire et en règlement de comptes personnel. Il existe un conseil Municipal : c'est une instance démocratiquement élue, particulièrement qualifiée pour traiter ce type de question. Mais le Maire n'a pas jugé utile de mettre ce sujet important à l'ordre du jour de sa dernière réunion. Dans d'autres cas semblables, il n'avait pas hésité à soumettre l'affaire au Conseil Municipal de toute urgence. Mais à Brie-sous-Matha, dans de nombreux domaines, tous les citoyens ne sont pas égaux devant la loi du Maire.

Je ne cèderai pas au chantage commis par le Maire et ne répondrai pas au questionnaire joint : Le Département de Charente-Maritime a choisi de prendre les services d'un organisme indépendant pour effectuer l'enquête de zonage en cours (pour le choix d'un mode d'assainissement dans les communes du département). C'est un choix qui a probablement (entre autres motifs) été fait pour réduire les risques potentiels de manipulation si l'enquête avait été confiée aux maires. Le cas présent de Brie-sous-Matha montre que c'est un bon choix. J'ai choisi de répondre au questions de cet organisme, puis de me conformer aux préconisations qui sortiront de cette enquête, lorsque les conclusions en seront publiées et auront force de règlement public.
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Samedi 31 octobre 2009
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Interviews imaginaires - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
Le 21 octobre 2009, Monsieur Goursaud a eu enfin la possibilité de s'exprimer longuement dans les colonnes de l'Hebdo de Charente-Maritime.

La journaliste qui l'interviewait a visiblement été un peu pressée par le temps.

Il a semblé utile de reprendre ici plusieurs chapitres de ce long monologue pour y ajouter quelques précisions, et recueillir par la même occasion quelques avis contradictoires sur les propos tenus par Monsieur Goursaud

La journaliste n'avait malheureusement pas eu le temps de recueillir ces avis avant d'écrire son article.

Ces interviews imaginaires seront donnés au fil des jours.

L'interview (réel) de Bernard Goursaud, "quelque peu courroucé", dans l'Hebdo de Charente Maritime


Et concernant la faillite de la municipalité ? « On n'a pas bougé les taux de fiscalité de la commune depuis 1990, les bases ont augmenté bien entendu comme ça se passe partout mais pas les taux.


 

 

Quand Jimmy Cricket parle à un sourd

 



L'interview imaginaire

Et si on parlait de la fiscalité locale ?

La journaliste : Vous avez déclaré dans l'Hebdo que vous n'avez pas bougé les taux de fiscalité locale à Brie-sous-Matha depuis 1990. Certains de vos administrés m'ont expliqué que cette affirmation tant de fois répétée dans vos discours et vos écrits cache un vrai mensonge.

Bernard Goursaud : Ce sont des gens qui m'en veulent qui disent cela, entraînés par ce c..., pardon, cet énergumène de Collenot.

La journaliste : D'après ce que j'ai compris, cela se disait déjà bien avant qu'il vienne habiter à Brie.

Bernard Goursaud : Expliquez-moi. Je ne comprends pas d'où ça peut venir, et d'ailleurs, c'est impossible. J'étais le Maire pendant cette période.

Depuis 1996 : un racket fiscal sur les habitants de Brie-sous-Matha.

La journaliste
: C'est quelque chose de très simple. En 1995, la compétence "Ordures Ménagères" a été déléguée par les communes à la Communauté de Communes. Par la même occasion, la perception de la taxe "ordures ménagères" a été transférée des impôts communaux au budget de la CDC.

En 1996, les impôts locaux auraient dû baisser à Brie de la valeur de la taxe "Ordures ménagères" puisqu'elle était désormais perçue directement auprès des ménages par la CDC.

Mais vous n'avez pas baissé les taux des taxes locales à cette occasion, et le résultat n'est pas du tout ce que vous affirmez, car depuis cette année-là les Briellois paient deux fois la taxe "ordures ménagères". Une fois à la commune, qui a ainsi augmenté sa pression  fiscale du montant de la taxe, et une autre fois à la CDC.

Bernard Goursaud : Les Briellois n'y ont vu que du feu, et moi ça me permet de continuer à leur affirmer que les impôts locaux n'ont pas augmenté, même s'ils paient deux fois cette taxe. Et puis, tout cela c'est de la faute de la CDC. Ils n'avaient qu'à pas accepter ce transfert de compétences. D'ailleurs tous les ennuis que connaît ma commune viennent de la CDC. Je les hais.

Depuis 1996 : chaque année, de 70 à 150 euros d'impôts supplémentaires par famille brielloise, par décision municipale.

La journaliste
: Ainsi grâce à vous, chaque  famille de Brie paie depuis 1996 entre 70 et 150 euros de plus d'impôt par an. Et vous avez le culot de vous en glorifier. Vous avez une notion très étonnante de la défense du contribuable

Mais parlons aussi des taux de la fiscalité locale. Vous battez des records à Brie-sous-Matha.

Bernard Goursaud : Si vous vous basez sur les chiffres du Ministère des Finances pour me dire ça, je vous arrête tout net : comme je l'ai déjà dit à de nombreuses reprises, les tableaux publiés par ce ministère sont pleins d'erreurs, et mes détracteurs, comme ce c..., pardon cet énergumène de Collenot, en profitent outrageusement pour me dénigrer.

Mais, vrais ou faux, ces chiffres montrent combien est utile l'Association de Défense des Contribuables que j'ai créée en 2008 pendant ma campagne des cantonales.
Dans les communes qui ont des impôts excessifs, il faut que les contribuables réagissent, et je suis à l'évidence leur porte-parole le plus qualifié.

Et je vais vous dire une chose : lorsque je suis attaqué, je me défends en montrant ce qui se passe chez les autres. C'est ma devise : "d'abord chez les autres, avant chez moi". Alors, regardez le tableau des taxes 2008 (ci-dessous). Vous verrez que la commune de Brie-sous-Matha n'est pas seule sur le podium. Alors que ceux qui me critiquent balayent d'abord devant leur porte, et regardent bien quels sont mes challengers en fiscalité locale dans le canton de Matha. Je n'en dirai pas plus, mais je me comprends.

La journaliste : C'est important de se comprendre quand on monologue.

Bernard Goursaud : Mais regardez notre classement en "Foncier non bâti." Il n'y a rien à redire, pour cette taxe ?

La journaliste : Rappelez-moi quelle était votre activité professionnelle.

Bernard Goursaud : Vous commencez sérieusement à me courroucer avec vos questions !!! Vous êtes de mèche avec ce c... de Collenot.

La journaliste : Merci pour ces explications.
  Prochainement...  un nouvel interview imaginaire

Taux 2008 des 4 taxes locales - Source : Ministère des Finances
  
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Vendredi 30 octobre 2009
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Conseil municipal - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
Au conseil municipal de Brie-sous-Matha, la majorité du Maire s'effrite

Ce n'est pas exactement une histoire belge, une fois. C'est une histoire brielloise.

L'absentéisme des élus de la majorité s'aggrave. Ce soir, il a été tel que le quorum n'a pas été atteint, et le Conseil Municipal n'a pas pu délibérer sur les deux points de l'ordre du jour.

1- Echange de terrains sur la zone "Les Charbonneaux" du Lotissement ;
2- Frais d'étude par la Chambre de Commerce et d'Industrie pour la réalisation d'un multiservice à Brie-sous-Matha ;

Visiblement, la tentative d'enrichissement personnel à laquelle s'était livré le Maire lors de la réunion du 10 mars dernier (voir ici) n'avait pas motivé les élus de sa majorité pour venir l'assister dans une seconde tentative. Deviendraient-ils critiques devant un tel comportement ? Ca serait plutôt une bonne nouvelle.

Ce n'est probablement que partie remise, puisque le quorum ne sera pas nécessaire lors de la troisième tentative.

Le multi-service, la dernière danseuse du Maire, aurait-il perdu de sa crédibilité auprès d'eux ?

Toutes les hypothèses sont possibles.

L'une d'entre elles est que le Maire a choisi la date de cette réunion (vacances scolaires) en espérant qu'il y aurait des absents, mais pas à ce point.

Nous nous interrogeons cependant sur le sens civique d'élus qui sont systématiquement absents aux réunions du Conseil, et qui se contentent de signer des pouvoirs au Maire à toutes les réunions.

Est-ce pour cet absentéisme systématique que les habitants de Brie les ont élus ?
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Vendredi 30 octobre 2009
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Interviews imaginaires - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
Le 21 octobre 2009, Monsieur Goursaud a eu enfin la possibilité de s'exprimer longuement dans les colonnes de l'Hebdo de Charente-Maritime.

La journaliste qui l'interviewait a visiblement été un peu pressée par le temps.

Il a semblé utile de reprendre ici plusieurs chapitres de ce long monologue pour y ajouter quelques précisions, et recueillir par la même occasion quelques avis contradictoires sur les propos tenus par Monsieur Goursaud

La journaliste n'avait malheureusement pas eu le temps de recueillir ces avis avant d'écrire son article.

Ces interviews imaginaires seront donnés au fil des jours.

L'interview (réel) de Bernard Goursaud, "quelque peu courroucé", dans l'Hebdo de Charente Maritime

« Après s'en être pris à la mairie il [Collenot] s'en prend aux viticulteurs», commente Bernard Goursaud, qui, comme la plupart de ses administrés exploite lui aussi quelques lopins de vigne. «Est-ce que vous pensez qu'au moment des vendanges, lorsque les gens passent un coup de jet dans un cuvier, une citerne pour enlever la poussière, ils polluent l'eau ?», questionne-t-il en attestant par ailleurs de la bonne santé de la source où nombreux sont ceux qui viennent s'y ravitailler «sous leur propre responsabilité», précise l'édile. «Mais si cela se reproduit au moment des vendanges et si c'était aussi pollué qu'il le dit, les gens seraient tous morts aujourd'hui !», lance-t-il avant d'ajouter : «Michel Doublet* m'a demandé de participer au syndicat départemental des eaux, j'en suis vice-président, croyez-vous qu'en ma qualité je contribuerai à polluer ? L'eau est un bien trop précieux pour qu'on en fasse n'importe quoi !»




L'interview imaginaire

Les Grandes Eaux du Roi-Soleil de Brie-sous-Matha.

La journaliste : Après votre déclaration sur les eaux de Brie, je suis allée me renseigner auprès des habitants de la commune pour savoir ce qu'ils pensent de cette question. Je dois dire que leurs réactions à votre déclaration sont assez vives. Ils sont en particulier scandalisés par votre phrase "croyez-vous qu'en ma qualité je contribuerai à polluer ? L'eau est un bien trop précieux pour qu'on en fasse n'importe quoi". Les exemples qu'ils m'ont cités, montrent que cette déclaration est de pure forme.

Bernard Goursaud : C'est ce c..., pardon, cet énergumène de Collenot qui vous a dit cela. Il ne fait que me dénigrer.

La journaliste : Non, ce sont d'autres habitants de la commune qui m'ont parlé de ce qu'ils appellent "le grand gâchis des eaux de Brie". Ce qui les a révoltés, c'est que pendant presque tout l'été 2009, alors que toute la région manquait cruellement d'eau, la fontaine de Brie coulait à pompes forcées, et que des milliers de mètres cubes de ce bien si précieux ont été pris sur les nappes pour partir s'évaporer dans l'atmosphère.




Bernard Goursaud : Brie-sous-Matha, c'est le Versailles de la Saintonge, et j'en suis le Roi-Soleil. Imaginez Versailles sans ses bassins, ses jets d'eau, ses cascades. Sans ces eaux versées à profusion, Versailles ressemblerait à la Saintonge de cet été : un pays en panne d'eau ! Sans ces cascades et cette fontaine qui coulait à flots, Brie-sous-Matha n'aurait pas été Versailles et je n'aurais plus été son Roi-Soleil. Un drame pour notre petite commune. Alors Nous avons décidé de pomper dans la nappe, car tel est Notre bon plaisir.



Le Roi-Soleil dispose d'un pouvoir absolu sur tous les éléments précieux de la nature, et en particulier sur l'eau. Les pouvoirs du Sous-préfet ou du Syndicat Départemental des Eaux sont peu de chose par rapport au pouvoir absolu dont Nous disposons sur les éléments : eux ils proposent, réglementent et légifèrent (entre nous, ils  me laissent agir tranquillement, parce que le contrôle de l'application des  lois et règlements n'est pas leur priorité) et Nous, Nous disposons, car tel est Notre bon plaisir.




La journaliste : Il n'y a pas eu de protestations parmi les habitants ?

Bernard Goursaud : A part ce c..., pardon, cet énergumène de Collenot, qui Nous a écrit une lettre pour Nous demander d'arrêter le pompage, (lettre que Nous avons immédiatement mise au panier), personne ne Nous a sollicité pour une audience à ce sujet. C'est normal, les gens de Brie sont habitués à ce que Nous  vidassions les nappes phréatiques et assèchassions leurs puits dès le début de l'été. Notre second adjoint en est même très heureux, parce que ça lui rappelle le bon temps des grandes sécheresses, quand les vieux du village descendaient dans les puits pour les curer. C'est un nostalgique, Notre adjoint !





L'eau non contrôlée de la fontaine publique

La journaliste
: Les gens de Brie m'ont dit aussi leur étonnement de l'absence de panneau pour informer que l'eau de la fontaine publique n'est pas contrôlée, c'est à dire légalement non potable.

Bernard Goursaud : Ce c..., pardon, cet énergumène m'a emm... avec cette demande. Je l'ai bien roulé dans la farine, avec cette affaire. J'ai affiché cet avis seulement pendant la période où la pompe a été en panne. Ca m'a fait rire, vous ne pouvez pas imaginer comme c'était drôle. Dès que la pompe a fonctionné de nouveau, hop, j'ai enlevé le panneau. Hilarant.

La journaliste : Effectivement, j'ai constaté qu'il n'y en a aucun à la fontaine. Vous ne craignez pas qu'un jour il y ait un problème sanitaire, avec cette fontaine publique non contrôlée, et pas d'information pour les consommateurs ?

Bernard Goursaud : Mon statut de vice-président du Syndicat Départemental des Eaux immunise naturellement tous les consommateurs d'eau de la fontaine contre tout risque de maladie. Et mon second adjoint a fait très justement remarquer à ce c..., pardon, cet énergumène de Collenot, qu'il a toujours bu l'eau de cette fontaine depuis qu'il est tout petit, et qu'il se porte bien. Collenot, il ne peut pas comprendre un truc comme ça, il n'est pas né ici. Les règlements sanitaires, c'est pas pour nous à Brie.

La plainte pour pollution des eaux de la commune

La journaliste
: Et la plainte de Collenot, au sujet des déversements de fonds de fosses à vendanges dans les caniveaux ?

Bernard Goursaud : Ca m'a mis dans une colère folle. C'est la goutte qui a fait déborder le vase, et c'est à cause de cela que j'ai demandé ce long interview à "l'Hebdo de Charente-Maritime".

La journaliste : Mais vous n'étiez pas concerné personnellement ?

Bernard Goursaud : Non, mais comme Maire, je ne peux pas supporter l'idée que quelqu'un de la commune, conseiller municipal, de surcroît, dise que de tels faits se produisent ici et aille porter plainte. C'est de la désinformation pure et simple et une atteinte grave à Notre image.

La journaliste : Ce qui a beaucoup étonné les gens de Brie, c'est que la poussière d'une citerne, comme vous le dites dans l'interview, puisse sentir aussi mauvais et laisser de telles traces noires dans les caniveaux et dans le ruisseau de Brie.

Bernard Goursaud : C'est une particularité brielloise. Ici, la poussière a toujours eu une odeur pestilentielle, et celle de mon exploitation est comme les autres poussières brielloises. Je le constate tous les ans depuis longtemps au moment des vendanges. Et ça, ce c..., pardon, cet énergumène de Collenot ne peut pas le comprendre. Il n'est pas d'ici.

La journaliste : Merci, votre Majesté

  Prochainement...  un nouvel interview imaginaire
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Jeudi 29 octobre 2009
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Interviews imaginaires - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
Le 21 octobre 2009, Monsieur Goursaud a eu enfin la possibilité de s'exprimer longuement dans les colonnes de l'Hebdo de Charente-Maritime.

La journaliste qui l'interviewait a visiblement été un peu pressée par le temps.

Il a semblé utile de reprendre ici plusieurs chapitres de ce long monologue pour y ajouter quelques précisions, et recueillir par la même occasion quelques avis contradictoires sur les propos tenus par Monsieur Goursaud

La journaliste n'avait malheureusement pas eu le temps de recueillir ces avis avant d'écrire son article.

Ces interviews imaginaires seront donnés au fil des jours.

L'interview (réel) de Bernard Goursaud, "quelque peu courroucé", dans l'Hebdo de Charente Maritime



«Ça ne nous empêche pas d'avoir des projets»


Balayant de la main tous ces «dénigrements» comme il les qualifie lui-même, Bernard Goursaud préfère se tourner vers l'avenir de sa commune. Car «heureusement, souligne-t-il, ça ne nous empêche pas d'avoir des projets». À ce chapitre, un lotissement de 8 lots devrait bientôt sortir de terre à l'entrée du village ainsi qu'un square aménagé dans le centre bourg. Auxquels il faut aussi ajouter l'aménagement du secrétariat de la mairie, du bureau du maire et des adjoints, d'une grande médiathèque, d'une salle pour les jeunes, d'une salle du 3e âge et d'une salle de réunion dans un bâtiment jouxtant l'actuel hôtel de ville. De l'autre coté de la rue, la municipalité envisage également la création d'un multiservices dans un grand ensemble qu'elle a acheté.


«On s'est donné les moyens de dire «on aura le personnel qu'il faut pour que les projets avancent quand même d'une manière normale». La conseillère générale, Catherine Imbert, nous apporte son aide. Et puis, nos associations** communales fonctionnent à merveille», ajoute-t-il tout sourire mettant en exergue combien les perspectives et la vie des administrés étaient plus importantes à ses yeux. «Je prends ça avec plus de recul. Ça fait quand même 32 ans que je suis maire donc depuis 32 ans j'en ai vu passer un peu de toutes les couleurs...»



L'interview imaginaire

Une grande spécialité du maire de Brie :  le projet.

La journaliste : Revenons un peu sur les nombreux projets que vous avez lancés. J'aimerais avoir quelques précisions.

Parlons d'abord d'un de vos plus grands projets : le bâtiment-relais.

Bernard Goursaud : Bon, si vous voulez, mais on aurait pu commencer par quelque chose de plus réussi.

Ce bâtiment-relais est, parmi mes projets, celui pour lequel j'ai investi beaucoup d'énergie et j'ai fait investir beaucoup d'argent public. Il y avait des opposants dans la commune et au conseil municipal. J'ai eu beaucoup de mal à les faire taire, mais, comme d'habitude, j'y suis parvenu. Leurs critiques étaient de la mauvaise foi caractérisée et montraient à l'évidence qu'ils en voulaient à ma personne.

La journaliste : Déjà ! Et qu'est devenu ce beau projet  contesté ?

Bernard Goursaud : Après une inauguration en grandes pompes, le 2 septembre 1989, où j'avais invité tous mes amis, la société des Vignerons Charentais a été mise en liquidation au bout d'un peu plus de 5 ans, en 1995. L'argent des contribuables de Brie a pourtant été largement utilisé pour aider l'entreprise (subventions, loyer gratuit, exonérations, etc.). Aujourd'hui, c'est une des plus belles ruines communales de la région. Elle domine Brie-sous-Matha de toute son esthétique moderne. On ne peut pas l'ignorer, quelle que soit la route par laquelle on arrive au bourg.


En réalité, ce qui compte, ce n'est pas qu'un projet comme celui-là réussisse et apporte quelque chose à la commune et à la collectivité qui le finance. Le plus important, c'est d'être sur la photo le jour de l'inauguration, avec des gens qui se moquent comme de leur première chemise de l'usage qui sera fait de l'argent des contribuables. Etre sur la photo avec eux, ça c'est vraiment essentiel.

Et si on parlait d'autre chose ? 

La journaliste
: Alors, parlons du terrain de tennis. C'était une bonne idée, ça.

Bernard Goursaud : vous allez me courroucer. Je veux parler de projets sérieux. Pas ceux pour lesquels l'argent public a été gâché en pure perte.

S'il n'en reste qu'un, je serai celui-là La journaliste : Vous avez raison, parlez-moi donc de votre projet 2000 plants de vigne pour l'an 2000. Ca c'était un beau projet. J'ai très envie de les voir, dans les rues de la commune, ces 2000 plants de vigne. Ca doit être très pimpant, et aussi très spectaculaire ?

Bernard Goursaud : J'étais aussi sur la photo. Mais nous ferons la visite un autre jour. Je suis un peu pressé aujourd'hui.

La journaliste : Bon, alors, parlons de votre projet du lotissement communal. Ca, c'est un vrai projet ?

Bernard Goursaud : Oui, un vrai, et probablement le plus ancien de tous : il a près de 20 ans. Comme les vieux noyers, il a une longévité qui montre qu'il est bon. Il a survécu à plusieurs campagnes électorales, et je le ressors des tiroirs à chaque nouvelle occasion. Vous savez, les gens adorent qu'on les fasse rêver. Ca alimente les conversations et ça remplit les urnes. Alors, plus les projets durent, meilleur c'est. Celui-ci m'intéresse personnellement beaucoup, n'en déplaise aux envieux et à ces c... , pardon, ces énergumènes de l'opposition. Voyez aussi ici, comment ils me persécutent sur ce sujet.

La journaliste : et la réalisation, vous la voyez pour quand ?

Bernard Goursaud : Vous n'avez pas compris : ce qui compte, c'est que le projet dure longtemps. Sinon, comment remplir mes discours et le journal municipal. Un projet, c'est comme en amour : le meilleur moment, c'est quand on monte l'escalier. Plus il y a d'étages, plus le bonheur dure.

La journaliste : La prochaine fois que vous viendrez à l'Hebdo, je vous ferai passer devant. Et les autres projets dont vous avez parlé : un hôtel de ville flambant neuf, une grande médiathèque, un square, une salle des jeunes, une salle du 3ème âge, un grand ensemble avec un multi-service. Vous aurez effectivement besoin d'un sérieux coup de main financier de la Conseillère Générale pour réaliser  autant de projets. Tout cela n'est-il pas disproportionné par rapport aux besoins et aux ressources d'une commune de 190 habitants ?

Bientôt la mer à Brie-sous-Matha

Bernard Goursaud
: Nous avons toujours eu les moyens de mes projets. Je prévois aussi un énorme chantier pour faire arriver la mer à Brie-sous-Matha.

La journaliste : Là, vous plaisantez !!!

Bernard Goursaud : Pas du tout : elle n'est qu'à 80 kilomètres de Brie. Même le blogueur le dit, les communes les plus endettées du département de Charente-Maritime sont les communes du littoral. Pour réaliser tous mes projets, nous devrons nous endetter énormément. Et, pour tenir notre rang, compter Brie-sous-Matha parmi les communes du littoral.

La journaliste : Je suis épatée.

Bernard Goursaud : Bon, c'est pas tout, j'ai aussi un devis de 291.064 € pour remettre en état les voies et chemins de Brie qui sont dans un état calamiteux, parce que je les ai laissés à l'abandon depuis des années.

La journaliste : Il va falloir faire des choix. C'est la crise en ce moment.

Bernard Goursaud : Mon choix est fait depuis longtemps : Dans la continuité de mon action municipale, nous ferons durer ces projets. Il me faut promettre beaucoup pour rester crédible. Les Briellois ne seront pas déçus, et moi je serai sur les photos. Ils en auront pour leur argent, pour leurs impôts.

Et puis, je dois cette justice à mes opposants : à Brie-sous-Matha, comme ailleurs, un projet qui n'aboutit pas consomme beaucoup moins d'argent public qu'un projet qui aboutit. Voyez le bâtiment des "Vignerons Charentais".

La journaliste : Alors, longue vie à tous vos projets.
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Mercredi 28 octobre 2009
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Interviews imaginaires - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
Le 21 octobre 2009, Monsieur Goursaud a eu enfin la possibilité de s'exprimer longuement dans les colonnes de l'Hebdo de Charente-Maritime.

La journaliste qui l'interviewait a visiblement été un peu pressée par le temps.

Il a semblé utile de reprendre ici plusieurs chapitres de ce long monologue pour y ajouter quelques précisions, et recueillir par la même occasion quelques avis contradictoires sur les propos tenus par Monsieur Goursaud

La journaliste n'avait malheureusement pas eu le temps de recueillir ces avis avant d'écrire son article.

Ces interviews imaginaires seront donnés au fil des jours.
 
L'interview (réel) de Bernard Goursaud, "quelque peu courroucé", dans l'Hebdo de Charente Maritime

Des démissions en série

Autre record pour la commune, celui d'avoir connu quatre maires en quatre mois...

"Le 18 janvier 2009, à l'occasion de la cérémonie des voeux à ses administrés, Bernard Goursaud annonçait sa décision de démissionner de son mandat de maire. Sa première adjointe, Michelle Guillaume endossera à son tour l'écharpe tricolore... pour l'abandonner le 24 mars. Puis, c'est Pierre Speletta qui reprendra la barre pour à nouveau jeter l'éponge le 21 avril. Finalement le 7 mai, Bernard Goursaud retrouvait son fauteuil de maire. Explications..."


 

L'interview imaginaire

La partie de chaises musicales des 3 maires de Brie

La journaliste : Monsieur Goursaud, après la version pour la presse, me donneriez-vous la version "off" de cet épisode qui a fait grand bruit dans la presse locale et nationale (Le Monde 2).

Bernard Goursaud : En réalité, cette ronde des Maires a été un coup complètement foireux. Je vais vous expliquer pourquoi, mais vous ne le répéterez à personne, promis ?

La journaliste : Racontez-moi.

Bernard Goursaud : Comme je vous l'ai déjà dit, je ne supporte pas qu'il y ait une opposition à Brie-sous-Matha. Ce n'est pas nouveau, mais jusqu'à présent, au cours des mes 33 années de mairie, j'ai toujours réussi à faire taire les opposants. Je connais la méthode, et ça a toujours marché.

A Brie-sous-Matha, on se connait tous depuis l'enfance, avec tous les petits détails de la vie privée. Et vous savez, les gens qui n'ont rien à se reprocher, c'est extrèmement rare. Ca me garantit une grande fidélité ou un grand silence.

Depuis les dernières municipales, il s'est produit quelque chose de nouveau :

D'abord, il y a eu cette saleté de blog et, malgré deux procès à ce c.., pardon, cet énergumène, je n'ai pas réussi à le faire fermer. Les juges semblent être de mèche avec lui. Alors, il continue à publier ses articles insupportables. Et lui, il n'est pas d'ici. Alors les méthodes traditionnelles ne fonctionnent pas avec lui.

Puis, au fil des mois l'opposition a fait tache d'huile : au début il n'y avait que ce c.., pardon, cet énergumène de Collenot. Et maintenant ils sont quatre. Imaginez un peu. Me faire ça, des gens qui ont été élus sur ma liste, dont un membre de ma propre famille.
C'est proprement intolérable !

Alors j'ai essayé de faire croire au Sous-Préfet que la commune était devenue ingouvernable, une véritable poudrière prête à exploser, un Tchernobyl charentais qui allait envoyer des retombées sur tout l'arrondissement, voire le département (quand il y a du vent d'est). Il fallait donc prendre une mesure radicale, qui aurait peut-être pu faire disparaître cette opposition : il fallait dissoudre le conseil municipal.

Alors, avec mes deux adjoints, nous avons monté le jeu de chaises musicales que tout le monde connait. Eh bien, malgré cette mise en scène si bien construite, le préfet n'a pas été dupe.

La journaliste : il faut dire que vous avez toujours disposé d'une confortable
majorité au Conseil Municipal.

Bernard Goursaud : Vous n'avez pas compris : une majorité vraiment confortable pour moi, c'est pas d'opposition du tout. C'est cette majorité-là que je veux, et pas une autre. Et le préfet, comme vous, n'a rien compris. La presse en a fait des gorges chaudes, et je me suis couvert de ridicule, en entraînant mes deux adjoints dans cette partie de bonneteau.

La journaliste : Finalement, vous avez retrouvé votre écharpe de Maire.

Bernard Goursaud : Oui, c'est ce que j'avais prévu avec mes adjoints si le coup foirait, c'est à dire si le préfet n'annulait pas les élections. Il fallait absolument que je sois de nouveau Maire de Brie lors des festivités du 10ème anniversaire du jumelage avec Villeneuve du Paréage (Ariège). Imaginez un peu ce qu'auraient pensé les Ariégeois si, ce jour-là, le Maire avait été l'un de mes deux adjoints !

La journaliste : Et si votre coup avait réussi, que se serait-il passé ?

Bernard Goursaud : On aurait refait les élections, et pfftt, dégagez, plus d'opposition. Un conseil municipal de rêve, comme avant que ce c.., pardon, cet énergumène de Collenot soit élu.

La journaliste : Alors vous êtes obligé de faire fonctionner la commune avec une opposition ?

Bernard Goursaud : Oui, mais je leur mène la vie très dure : procès et plaintes divers ; interdiction totale d'accéder aux documents publics ; je ne leur fournis pratiquement aucun document, par exemple lorsqu'il y a des décisions financières à prendre, et en particulier pour le vote du budget ou  seulement en leur faisant payer ces documents ; je convoque les réunions du Conseil Municipal à n'importe quelle heure et je choisis les jours où je sais qu'ils ne pourront pas être présents ; je crée des commissions où je demande à ma majorité de ne pas sièger ; je les insulte, ou les fais insulter pendant les réunions du Conseil Municipal ; je demande à mes proches de les menacer dans les réunions publiques ; je mets les obstacles que je peux comme maire dans l'exercice de leur activité professionnelle ; j'ai obtenu de Dominique Bussereau, Président du Conseil Général qu'il écrive un courrier de menaces à ce c.., pardon, à cet énergumène de Collenot, et je ne suis pas en panne d'imagination pour trouver d'autres méthodes et leur montrer qu'à Brie-sous-Matha...

La journaliste : ... il n'y a pas de place pour une opposition.

Bernard Goursaud : Je vois que vous commencez à comprendre.

La journaliste : Pourquoi traitez-vous systématiquement M. Collenot de connard ? C'est un tic chez vous ?

Bernard Goursaud : J'ai commencé à l'appeler  ainsi pendant ma campagne aux cantonales en 2008. Et je ne vois vraiment pas  pourquoi je devrais changer de vocabulaire à son égard. Ce n'est pas un tic, c'est la coutume : j'ai toujours insulté mes opposants. Et chez moi, la coutume, c'est sacré !
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Mardi 27 octobre 2009
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Conseil municipal - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
Conseil Municipal du vendredi 30 octobre à 20 h 30

Ordre du jour :

1- Echange de terrains sur la zone "Les Charbonneaux" du Lotissement ;
2- Frais d'étude par la Chambre de Commerce et d'Industrie pour la réalisation d'un multiservice à Brie-sous-Matha ;



Commentaire du blogueur

Quand le Maire cherche l'affrontement.

Cinq questions ont été posées par écrit au Maire le 7 juillet 2009. Une relance lui a été remise le 15 septembre. Les 5 questions n'ont toujours pas été mises à l'ordre du jour du Conseil Municipal.

Les 5 questions

Bâtiment relais dit "bâtiment des vignerons"

 

o Ce bâtiment fait-il toujours partie du patrimoine de la Commune ?

o Si oui, de quel titre d 'occupation se prévaut I'occupant actuel ?

o Quelle est la contrepartie de cette occupation ?

o Quand la Commune prévoit-elle sa réhabilitation ou quel est son devenir ?

o Que sont devenus les 810 000 francs (121.500 €) versés en 1999 par I'assurance au titre de dédommagement du sinistre de 1998 ?



Aujourd'hui, 112 jours se sont écoulés depuis le 7 juillet, et 3 réunions de Conseil ont été convoquées depuis cette date. (nombre de jours actualisé)

Voir :Les pratiques de la République Autonome Brielloise (R.A.B.) encouragent l'illégalité

Le Maire a donc décidé de se mettre délibérément dans l'illégalité une nouvelle fois !!!

Il va donc être encore nécessaire de hausser le ton pour lui rappeler que le CG3P n'est pas le petit nom d'un désherbant, mais l'abréviation d'un code de lois et règlements qui traite de la Propriété des Personnes Publiques, c'est à dire de l'usage du bien public, et que le Maire est responsable du respect ce Code à Brie-sous-Matha.

Nous avons laissé une chance au maire de règler cette affaire calmement et amiablement, mais il n'a pas voulu le comprendre.

Alors le Briellois va bientôt consacrer largement ses pages à cette drôle d'histoire.

L'échange du terrain des Charbonneaux est une vieille affaire, tout à fait typique des pratiques du maire de Brie.

Voir Brie-sous-Matha, 10 mars 2009 : un Conseil Municipal hallucinant

Voir aussi  le projet de lotissement communal de Charbonneau

Lors de cette séance mémorable du Conseil Municipal, le Maire avait tenté d'échanger un terrain qu'il possède dans le futur lotissement en faisant une plus-value de 40 fois la valeur d'origine sur le dos de la commune..

Ecouter l'enregistrement de cette scène : enregistrement (MP3 5,62 Mo 14' 2") d'une partie du conseil municipal du 10 mars 2009

La justice qualifie le profit financier que tire un élu de sa situattion de "prise illégale d'intérêts", un délit qui mène généralement ses auteurs en prison.

En mars dernier, devant l'énormité de cette tentative, le Conseil Municipal avait été désemparé, et le projet de Bernard goursaud avait heureusement échoué.

Au Conseil Municipal du 26 juin 2009,  en traitant le point 8 de l'ordre du jour, (Poursuite des projets en cours ?) le Maire avait expliqué que, puisqu'il ne pouvait obtenir ce qu'il voulait, il bloquerait la réalisation du lotissement communal. En faisant cette annonce et cette tentative de chantage, il commettait de façon significative le délit de prise illégale d'intérêts, en faisant pression sur le Conseil Municipal et en défendant lui-même le dossier de l'échange de son terrain, ce qui est typiquement une infraction au code Pénal.

Espérons qu'il aura compris qu'il y a des sujets avec lesquels il ne faut pas plaisanter. En tout cas, il sait que des conseillers municipaux ne le laisseront pas commettre un tel délit sans réagir.


Frais d'étude par la CCI pour un multi-service : la plus grande vigilance s'impose.
Voir cet article : Brie-sous-Matha : encore un règlement de comptes du Maire

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Mardi 27 octobre 2009
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Interviews imaginaires - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
Le 21 octobre 2009, Monsieur Goursaud a eu enfin la possibilité de s'exprimer longuement dans les colonnes de l'Hebdo de Charente-Maritime.

La journaliste qui l'interviewait a visiblement été un peu pressée par le temps.

Il a semblé utile de reprendre ici plusieurs chapitres de ce long monologue pour y ajouter quelques précisions, et recueillir par la même occasion quelques avis contradictoires sur les propos tenus par Monsieur Goursaud

La journaliste n'avait malheureusement pas eu le temps de recueillir ces avis avant d'écrire son article.

Ces interviews imaginaires seront donnés au fil des jours.

L'interview (réel) de Bernard Goursaud, "quelque peu courroucé", dans l'Hebdo de Charente Maritime


Le sujet des rapports entre Bernard Goursaud et la CDC du Pays de Matha a été prudemment passé sous silence par la journaliste et par Bernard Goursaud.

On ne peut pas parler de tout en deux pages...





 


L'interview imaginaire

Bernard Goursaud et la CDC du Pays de Matha

La journaliste
: M. Goursaud, lors de mon enquête dans le canton de Matha, à la suite de votre interview, de nombreux élus, maires et habitants du canton m'ont expliqué que votre agressivité envers vos opposants de Brie est d'autant plus vive que votre position personnelle dans la CDC est devenue tout à fait fragile, pour ne pas dire intenable. Beaucoup dénoncent votre comportement caricatural au sein de cette instance. Qu'en pensez-vous ?

Bernard Goursaud : Je suis entouré d'un nombre de plus en plus important de calomniateurs. Je leur ferai renfoncer ces paroles dans la gorge. En réalité ils en veulent à ma commune et la dénigrent en permanence. Ils sont tous jaloux de sa réussite exceptionnelle au sein de ce canton.

La journaliste : Calmez-vous, Monsieur Goursaud. Et expliquez-moi ce qui se passe entre vous et la CDC.

Bernard Goursaud : A la CDC, j'ai des opposants.  Alors, c'est comme dans ma commune, l'opposition à Bernard Goursaud n'y a pas sa place, alors je fais tout ce qui est possible pour la détruire. Et comme c'est la très grande majorité des maires qui me conteste, je détruis la CDC ; enfin, j'essaye.

La journaliste : expliquez-moi comment vous vous y prenez.

Bernard Goursaud : D'abord, j'ai fait délibérer mon conseil municipal pour que la commune de Brie-sous-Matha quitte la CDC. Ma fidèle majorité,  qui sait bien où est l'intérêt de la commune, m'a soutenu dans cette délibération, et je l'en remercie.

Avec le départ de la commune de Brie-sous-Matha, la CDC se serait écroulée d'elle-même. Le sous-préfet, qui est de mèche avec mes opposants, n'a pas voulu et il m'a même menacé d'une action en justice (encore un procédurier notoire, ce sous-préfet). Du coup, la CDC s'est écroulée de rire. J'ai donc finalement bien réussi cette première tentative.

Ensuite, je me mèle des affaires des autres communes. Il n'y a pas de raison que je sois contesté à Brie pour des affaires de carrières et de décharges sauvages, et que ça n'éclabousse pas aussi les autres communes. Ma devise : d'abord chez les autres, avant chez moi.

La journaliste : cela explique peut-être l'agressivité des autres maires envers vous ?

Bernard Goursaud : non, c'est leur jalousie qui les rend méchants envers moi, et en particulier le fait que le Conseil Général m'ait récompensé avec deux vice-présidences, c'est un truc qu'ils n'ont pas supporté.

Enfin, j'ai engagé une action en justice pour faire annuler la décision de la CDC de passer à la TPU (Taxe professionnelle unique). Si ma procédure aboutit, cela aura probablement pour effet d'augmenter les impôts pour les habitants de la CDC.

La journaliste : Vous êtes le fondateur d'une association locale de défense des contribuables. Cette démarche vous semble cohérente ?

Bernard Goursaud : Tout à fait, tout autant que d'être le maire d'une des communes les plus imposées du canton. Ca me permet de montrer combien mon association peut être utile pour les contribuables et cela renforce ma crédibilité auprès d'eux.

La journaliste : Il m'a été rapporté que vous aviez annoncé votre décision de ne plus participer aux assemblées communautaires. Pourquoi ?

Bernard Goursaud : Cest une promesse que je tiens de temps en temps. Je ne vais pas aux réunions lorsque je pense que je vais y être contesté.
C'est comme à Brie-sous-Matha : j'évite le débat, surtout lorsque je risque de rencontrer des oppositions. Les oppositions à Bernard Goursaud, dans ma commune ou à la CDC, n'ont pas leur place.

La journaliste : Et comment expliquez-vous votre démarche aux habitants de Brie-sous-Matha ?

Bernard Goursaud : Je leur explique que la CDC en veut à la commune de Brie, comme je leur explique que Pierre Collenot en veut aussi à la commune.

La journaliste : Et ils vous croient ?

Bernard Goursaud : Ils savent bien que leur Maire leur dit toujours la vérité.

La journaliste : Merci monsieur-le-Maire-qui-dit-toujours-la-vérité.
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Lundi 26 octobre 2009
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Interviews imaginaires - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
Le 21 octobre 2009, Monsieur Goursaud a eu enfin la possibilité de s'exprimer longuement dans les colonnes de l'Hebdo de Charente-Maritime.

La journaliste qui l'interviewait a visiblement été un peu pressée par le temps.

Il a semblé utile de reprendre ici plusieurs chapitres de ce long monologue pour y ajouter quelques précisions, et recueillir par la même occasion quelques avis contradictoires sur les propos tenus par Monsieur Goursaud

La journaliste n'avait malheureusement pas eu le temps de recueillir ces avis avant d'écrire son article.

Ces interviews imaginaires seront donnés au fil des jours.
L'interview (réel) de Bernard Goursaud, "quelque peu courroucé", dans l'Hebdo de Charente Maritime

Bernard Goursaud en a assez. Après d'incessantes attaques émanant d'un de ses administrés et conseiller municipal d'opposition, le maire de Brie-sous-Matha tient à prendre la parole pour s'exprimer sur différents dossiers qui empoisonnent la vie de sa commune et en particulier sur ceux des anciennes carrières et des odeurs malodorantes qui enveloppent le village à l'époque des vendanges. L'édile devrait par ailleurs tenir très prochainement une réunion publique pour faire le point avec les Briellois.


 


L'interview imaginaire

Et si le Maire respectait son Conseil Municipal..., et un minimum de démocratie ?

La journaliste : M. Collenot, que pensez-vous de l'annonce par Bernard Goursaud d'une prochaine réunion publique pour faire le point avec les Briellois ?

Pierre Collenot : Je constate une nouvelle fois que M. Goursaud a une notion très personnelle de la démocratie.

A Brie-sous-Matha, nous avons un conseil municipal démocratiquement élu. Mais depuis qu'il s'y manifeste une  opposition, M. Goursaud fait comme s'il avait décidé de se passer de cette instance.

Lorsqu'on regarde l'historique des décisions du conseil municipal, on constate que beaucoup de ses décisions ne sont pas respectées par le Maire.

Sur les sujets importants concernant les Briellois, et l'utilisation par la commune de l'argent public, le maire refuse systématiquement tout débat : c'est le cas pour les carrières transformées en décharges, la fontaine publique, le respect des eaux du Ru, les décisions de préemption de bâtiments, les gîtes communaux, la salle des fêtes et bien d'autres sujets.

- Absence ou refus du débat
- Compte-rendus et délibérations ne correspondant pas au contenu des séances
- Tentatives de tromperie (pouvoirs annoncés mais manquants)
- Tromperies réelles (délibération publiée ne correspondant pas à la question mise au vote)
- Faux en écritures publiques (création de toutes pièces d'une fausse délibération de conseil municipal).
Le tableau n'est guère brillant

J'enregistre les séances du conseil municipal, et les habitants de Brie qui le veulent peuvent constater, séance après séance, comment le Maire utilise son pouvoir pour empècher l'exercice normal de la démocratie.

Et il voudrait remplacer le peu de débat démocratique qui existe dans ce conseil par une réunion publique où il monologuera, et organisera un "lynchage" public de son opposition devant un parterre qu'il aura choisi ou contraint d'assister.

L'exemple des réunions de conseil consacrées au budget communal, où il fait venir les membres de sa famille, quelques amis complaisants et le personnel communal pour assurer la claque et la prise à partie des opposants, en est une illustration significative.

Autre exemple de déni de démocratie de M. Goursaud : la loi indique que les conseillers municipaux peuvent demander l'inscription de sujets à l'ordre du jour du conseil municipal.  L'absence de réponse du maire dans un délai de deux mois (60 jours) signifie (selon la loi) refus d'inscription et abus de pouvoir.

Le 7 juillet 2009, cinq questions ont été posées au maire, au sujet d'un bâtiment communal et de son utilisation privée, dans le cadre des dispositions du
Code Général de la Propriété des Personnes Publiques (CG3P).

Le maire, au mépris de la loi, refuse de mettre ces questions à l'ordre du jour. Au 26/10, il y avait 110 jours que les questions avaient été posées au maire, sans résultat.

Alors, avant d'organiser des réunions publiques où la démocratie sera probablement bafouée, le Maire ne ferait-il pas mieux de faire fonctionner correctement un conseil municipal régulièrement élu, qui a compétence et délégation des Briellois pour débattre des affaires communales ?

Personnellement, je ne participerai pas à une telle mascarade, pour l'ensemble de ces raisons.

Comme cela se faisait au Moyen-Age dans les jugements par contumace, je n'y serai brûlé qu'en effigie ! Ca me permettra de continuer à m'exprimer.

La journaliste : Merci pour ces commentaires.
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Dimanche 25 octobre 2009
- Par Pierre Collenot - Publié dans : Interviews imaginaires - Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
Le 21 octobre 2009, Monsieur Goursaud a eu enfin la possibilité de s'exprimer longuement dans les colonnes de l'Hebdo de Charente-Maritime.

La journaliste qui l'interviewait a visiblement été un peu pressée par le temps.

Il a semblé utile de reprendre ici plusieurs chapitres de ce long monologue pour y ajouter quelques précisions, et recueillir par la même occasion quelques avis contradictoires sur les propos tenus par Monsieur Goursaud

La journaliste n'avait malheureusement pas eu le temps de recueillir ces avis avant d'écrire son article.

Ces interviews imaginaires seront donnés au fil des jours.

L'interview (réel) de Bernard Goursaud, "quelque peu courroucé", dans l'Hebdo de Charente Maritime

Brie-sous-Matha a eu le rare privilège de faire l'objet de trois rapports de la cour des comptes. Rapports, souligne le maire, qui n'ont rien signalé d'anormal sur la gestion et le fonctionnement de la commune.


"Ça fait beaucoup quand même !, sourit-il en expliquant avoir justement fait l'objet de 3 rapports de la Cour des comptes (1 en 2006, 2 en 2007) ; rapports qui n'ont rien noté d'anormal sur la gestion et le fonctionnement de la commune.



 L'interview imaginaire

Les trois rapports de la Chambre régionale des Comptes

Faux en écritures publiques et usage de faux

La journaliste
: pouvez-vous me montrer ces 3 rapports de la Cour des comptes qui ont été un rare privilège pour la commune de Brie-sous-Matha ?


Bernard Goursaud : pourquoi ? vous ne me croyez pas ? Je suis le Maire et je sais de quoi je parle quand je dis que ces rapports sont favorables à la commune.

La journaliste : Si, si, raison de plus pour que j'insiste. Je souhaite les parcourir.

Bernard Goursaud : Puisque vous y tenez, voici les deux rapports de 2007.

La journaliste : Eh bien, je vois que ces deux rapports sont très favorables à la commune. Je cite le premier rapport :

Avis rendu par la Chambre Régionale des Comptes le 11 octobre 2007

PAR CES MOTIFS

1   - DECLARE que la saisine du Préfet du département de la Charente-Maritime est recevable ;

2   - DIT que la somme de 34 012,13 € est une dépense obligatoire ;

3   - CONSTATE que le budget 2007 de la commune de Brie-sous-Matha ne comporte pas les crédits nécessaires au paiement de cette dépense obligatoire ;

4   - MET EN DEMEURE la commune de procéder à l'inscription de ces crédits ;

5   - L'INVITE à transmettre la délibération correspondante à la chambre régionale des comptes dans un délai d'un mois à compter de la date de notification de la présente décision ;

6   - Le présent avis sera notifié au préfet du département de la Charente-Maritime et au maire de Brie-sous-Matha à qui il appartient, en application de l'article L. 16312-19 du code général des collectivités territoriales, d'informer de cet avis le conseil municipal dès sa plus proche réunion.

Bernard Goursaud : vous voyez, c'est un rapport très favorable à la commune. Cela concerne notre refus de payer les dépenses scolaires de la commune au SIVOS Haimps-Sonnac et à la commune de Matha. Le Préfet, la Chambre des comptes et la Cour d'appel administrative de Bordeaux ont tous approuvé notre refus de payer nos dettes. Je le répète, c'est un rapport très favorable à la commune de Brie. Il n'y a que cet énergumène de Collenot qui affirme le contraire avec quelques autres de son acabit à Brie et dans le canton.

La journaliste : Voyons maintenant le second rapport. Ah, mais celui-là est aussi très favorable à la commune. Je cite :

Avis rendu par la Chambre Régionale des Comptes le 13 décembre 2007

VU le courrier du préfet du département de la Charente-Maritime en date du 20 novembre 2007, enregistré à la chambre régionale des comptes de Poitou-Charentes le 26 novembre demandant à la chambre de constater que la commune de Brie-sous-Matha n'a pas inscrit les crédits nécessaires au paiement d'une dépense obligatoire d'un montant de 34 012,13 €;

PAR CES MOTIFS

1  - DEMANDE au préfet du département de la Charente-Maritime d'inscrire d'office au budget de l'exercice 2007 de la commune de Brie-sous Matha une dépense de 34 012,13 € sur le chapitre 65 « autres charges de gestion courante » ;

La journaliste : Si je comprends bien, c'est une véritable volée de bois vert que reçoit la commune dans ce rapport, parce que, malgré le rapport précédent, vous avez persisté dans votre décision de vous comporter comme un mauvais payeur envers plusieurs autres communes du canton.

Bernard Goursaud : Pas du tout. Je persiste à dire que ce rapport de la Chambre des comptes montre que la commune de Brie-sous-Matha est dans une situation tout à fait normale. Pour une commune, c'est une situation normale de gestion et de fonctionnement d'être mauvais payeur envers les communes voisines, et j'entends bien que Brie-sous-Matha demeure dans cette bonne situation qui démontre toute la qualité et la continuité de ma gestion municipale. Renseignez-vous auprès des Maires des communes du canton, vous constaterez sans peine qu'ils approuvent sans réserve. Il n'y a que cet énergumène de Collenot qui y trouve à redire. Comme je l'ai déjà dit dans cet interview ce qu'il dit à ce propos est de la désinformation.

C'est pour cela que je suis très courroucé contre lui.

La journaliste : oui, ça, je l'ai bien compris. Passons maintenant au 3ème rapport de la Chambre des comptes.

Bernard Goursaud : Celui-là, je ne vous le donnerai pas.

La journaliste : Ah, et pourquoi ?

Bernard Goursaud : M. Collenot en a demandé communication, et j'ai refusé de le faire. A la suite de mon refus, ce procédurier notoire a fait une requête devant le Tribunal Administratif de Poitiers pour refus de communication de documents publics et abus de pouvoir. Nous devons donc attendre que la justice se prononce pour que j'accepte de communiquer ce document public. Et comme je ferai probablement appel du jugement, vous me redemanderez ce rapport dans quelques années. Et bien sûr, je pourrai encore refuser de vous le communiquer.

La journaliste : et, selon vous, ce document est favorable à la commune ?

Bernard Goursaud : oui, bien sûr. Je refuse de le communiquer pour une raison que vous comprendrez parfaitement.  A Brie-sous-Matha, l'opposition municipale ne doit pas avoir accès aux documents publics, quelle que soit leur nature, qu'ils soient favorables ou non à ma gestion municipale : c'est la règle dans notre commune et je ne veux pas y déroger. Comme je l'ai déjà dit, il n'y a pas de place à Brie-sous-Matha pour une opposition municipale.

Plainte pour faux et usage de faux

La journaliste
: j'ai appris que vous êtes l'objet d'une plainte pour faux en écritures publiques et usage de faux à propos de cette affaire. Qu'en est-il exactement ?

Bernard Goursaud : Vous voyez, cela confirme que je suis victime d'un véritable complot, d'une opération concertée de désinformation menée par des énergumènes procéduriers. Un maire aussi apprécié que moi ne peut pas être l'objet de tels soupçons.

La journaliste : je vous remercie pour ces explications.
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